62 cœurs à 1,3 GHz et 8 Go de RAM pour le Xeon Phi d’Intel

Composants
Xeon Phi logo © Intel

Le Xeon Phi d’Intel promet d’être un monstre de calcul. Il reste toutefois en retrait face aux plus rapides des puces graphiques.

En juin dernier, Intel avait (enfin) concrétisé sont projet de puce massivement multicœur avec le Xeon Phi, un composant architecturé autour du jeu d’instructions x86.

Grâce à nos confrères de VR-Zone, nous en savons aujourd’hui un peu plus sur cette offre. Au mieux, cette carte de calcul PCI Express 2.0 intégrera 8 Go de RAM et un composant cumulant 62 cœurs fonctionnant à environ 1,3 GHz.

Le tout affichera une puissance totale de 1 téraflops sur les nombres flottants en double précision. Une valeur intéressante, mais qui risque de ne pas suffire pour s’imposer.

Ceci est d’autant plus vrai que c’est le maximum attendu. Les cartes actuelles affichent au plus 61 cœurs actifs à 1,1 GHz pour 8 Go de mémoire vive, et peuvent même descendre en entrée de gamme à 57 cœurs actifs à 600 MHz pour 3 Go de mémoire vive.

Trop peu pour écraser la concurrence

Les offres GPU permettent d’aller bien au-delà des meilleures spécifications affichées aujourd’hui par Intel. Le haut de gamme actuel d’AMD offre ainsi la même puissance de calcul en double précision… puissance qui s’envole à 4 téraflops lorsque le développeur peut se contenter de la simple précision.

La menace vient également de NVIDIA, dont le futur K20 est attendu pour la fin d’année. Suivant les estimations, sa puissance de calcul en double précision serait comprise entre 1,5 et 2 téraflops.

Le danger provient même parfois des supercalculateurs eux-mêmes. Si les GPU arrivent à s’imposer dans ce secteur, le Xeon Phi propose un rapport puissance sur consommation électrique moins favorable que certains clusters, en particulier les BlueGene d’IBM.

Dernier risque enfin, celui que le Xeon Phi ne soit trop cher face aux GPU, vendus en masse au sein des cartes graphiques.

L’argument de l’architecture

Reste un point sur lequel Intel a une carte à jouer : celui de l’architecture processeur, proche de celle des processeurs x86.

Certes, les concurrents du secteur soulignent le fait que programmation massivement parallèle et programmation classique sont trop différentes pour pouvoir tirer parti de cet avantage, et que le C reste de toute façon parfaitement portable. Il n’en reste pas moins que cette similarité entre le Xeon Phi et les Xeon classiques pourrait rassurer certains clients.

Autre élément positif, la puissance de 1 téraflops est atteinte avec seulement 62 cœurs. En général, plus le nombre de cœurs est réduit, plus la capacité de calcul brute est facilement exploitable dans la pratique. Un argument fort pour le Xeon Phi face à des GPU comprenant parfois plusieurs centaines de cœurs… voire des milliers.

Crédit photo : © Intel


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