2021, année des blockchains publiques ?

Blockchain

Les données de PwC dénotent, chez les entreprises françaises, une tendance croissante à lancer les projets blockchain sur des registres publics.

Les blockchains publiques, coqueluches des entreprises françaises en 2021 ? Elles remontent tout du moins en puissance, d’après PwC.

Le cabinet de conseil affirme constater « pour la première fois » que la plupart des projets lancés au cours d’une année (2020) reposent sur ce type de blockchain.
Majoritaires jusque-là, les blockchains de consortium déclinent en conséquence. La tendance vaut aussi bien, nous explique-t-on, pour les pure players que pour les entreprises « traditionnelles ».

Chez ces dernières, les blockchains de consortium ont représenté en moyenne 60 % des projets jusqu’en 2018. La proportion s’établit désormais à 33 %. PwC invite à mettre ce déclin en perspective avec les problématiques de gouvernance que suppose ce type de registre « semi-privé ».

blockchains privilégiées

Trois blockchains publiques se détachent. En tête de liste, Ethereum. Sa position n’est toutefois plus aussi dominante. Pas tant à cause de Bitcoin que de Tezos, qui bénéficie d’une certaine reconnaissance des pouvoirs publics en France.

blockchains publiques privilégiées

La finance reste en proue

PwC appuie ses propos de témoignages émanant notamment d’autorités régulatrices. Parmi elles, l’AMF (Autorité des marchés financiers).
Cette dernière revient, entre autres, sur deux initiatives de l’Union européenne. D’un côté, un régime pilote pour l’émission d’instruments financiers sur blockchain. De l’autre, le règlement MICA (Market in Crypto Assets), relatif aux autres types de cryptoactifs. Sur l’un et l’autre cas, elle invite l’UE à prendre davantage en considération les aspects liés aux blockchains publiques.

L’AMF aborde aussi la question de la finance décentralisée. Avec, comme principales applications, les prêts P2P et le market making (échange de cryptoactifs) automatisé. PwC voit dans ces applications un levier de fusion de l’infrastructure classique des marchés financiers et des blockchains publiques, à travers l’écosystème de tokens qui s’y développe.

Commercialisation… et structuration ?
Les blockchains publiques ne sont qu’un des nombreux sujets dont PwC dresse le « bilan 2020 ». Parmi les principales conclusions de son rapport, on aura noté :

  • La structuration des équipes et des budgets alloués à la blockchain. En moyenne, 5 personnes et 100 000 € dans les TPE/PME ; 20 personnes et 1 million d’euros dans les grandes entreprises.
  • Les difficultés à identifier le bon modèle économique (43 % des retards que prennent les projets) et les réticences internes (29 %).
  • Le passage en phase de commercialisation pour de nombreux projets en 2020. La période 2017-2018 avait été celle du lancement des phases R&D.

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