4e licence mobile : des conditions trop contraignantes selon Orascom

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L’opérateur égyptien Orascom renonce à tenter sa chance sur la 4e licence mobile en France. Le nombre de candidats se réduit à deux pour le moment, dont celle du favori Free.

A quelques semaines de la clôture du dépôt des dossiers (fixée le 29 octobre), le nombre de candidats déclarés en course à la quatrième licence mobile se réduit. Orascom Telecom a annoncé, lundi 12 octobre, qu’il ne déposerait finalement pas de dossier. L’opérateur égyptien avait évoqué l’été dernier son intérêt pour l’accès aux nouvelles fréquences de téléphonie mobile en France.

L’opérateur estime que les conditions d’exploitation n’offriront aucune chance au nouvel entrant pour s’imposer sur le marché. « Le groupe estime que l’absence d’obligations, pour les opérateurs actuels, de roaming (itinérance) et de partage des sites antennes-relais existants rend le projet difficilement viable en matière de service rendu au client et de rentabilité économique », rapporte un porte-parole d’Orascom à l’AFP.

L’opérateur égyptien n’en reste pas moins intéressé par le marché français, particulièrement pour sa population nord-africaine. Faute de quatrième licence mobile, Orascom devra envisager une autre stratégie de conquête: fusion, acquisition, voire partenariat avec le futur 4e opérateur.

Orascom n’est pas le premier à abandonner le dossier de la quatrième licence mobile. Précédemment, c’est l’opérateur mobile virtuel Kertel qui avait jeté l’éponge, début septembre. Aujourd’hui, seuls deux candidats restent publiquement en piste : Iliad/Free Mobile, le favori, et Numéricâble qui étudie une candidature commune avec Virgin Mobile mais qui ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat. Quant à Bolloré Télécom, s’il s’est montré intéressé, l’opérateur ne souhaite pas se lancer seul dans l’aventure. A moins de trois semaines de la clôture du dépôt des candidatures, sa participation semble aujourd’hui plus qu’hypothétique.

Si l’arrivée d’un nouveau concurrent inquiète les opérateurs mobiles en place (au point qu’ils menacent de déposer plainte à Bruxelles ), la transformation du marché ne sera pas brutale. Selon un sondage BVA pour The Phone House publié début octobre, si 64 % des sondés pensent que l’arrivée de la concurrence provoquera une baisse des tarifs, 76 % disent vouloir rester fidèles à leur opérateur actuel. Ce qui laisserait, malgré tout, près d’un quart des 59 millions d’utilisateurs de télphone mobile à séduire. Soit 14 millions de clients potentiels. Une bonne base pour démarrer…


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