Ampere : une ex-dirigeante d’Intel vise les processeurs ARM pour serveurs

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Ampere développe des processeurs à technologie ARM pour les serveurs. A sa tête, on trouve Renee James, une ancienne présidente…d’Intel.

Près de deux ans après son départ de la présidence d’Intel (en étant le bras droit de Brian Krzanich), Renee James ré-apparaît en prenant la direction d’Ampere Computing du nom d’une société technologique basée à Santa Clara. 

Spécialisée dans la conception de processeurs ARM pour serveurs, elle vise les marchés du cloud en entreprise et les data centers. 

Avec le soutien de Carlyle Group (un fonds d’investissement dans lequel Renee James suit un portefeuille d’actifs dans le segment TMT*), l’équipe d’Ampere est composée d’anciens collaborateurs d’Intel et d’AMD. Elle comprendrait entre 300 et 400 personnes.

Créée en octobre 2017, Ampere dispose aussi de l’héritage de la division CPU d’Applied Micro (la société avait été acquise par Macom un an plus tôt).

Comment se faire une place dans l’écosystème des serveurs ARM ? La société a déjà produit un premier prototype de son processeur serveur 64 bits à technologie ARM (Skylark).

Le CPU intégrant 32 coeurs peut être cadencé jusqu’à 3,3 GHz et peut supporter jusqu’à 1 To de mémoire vive pour chaque socket.

Il ne dépasse pas les 125 watts d’enveloppe thermique maximale. Il s’agit d’un point clef pour son intégration dans des serveurs de datacenters où le refroidissement des systèmes est névralgique et compliqué.

La production en masse devrait démarrer dans le courant du deuxième semestre 2018. Les puces seront produites en cours d’année dans les fabs du groupe taïwanais de semi-conducteurs TSMC.

Des premiers clients comme Lenovo se préparent à embarquer des processeurs Ampere sur leurs serveurs.

Sur le segment des CPU ARM pour serveurs, Ampere vient donc se frotter à la concurrence de Cavium et de Qualcomm, ce dernier ayant annoncé récemment la gamme Centriq 2400.

Le design custom de Skylark peut être impacté par Spectre, la variante la plus redoutable des deux failles de sécurité en lien avec les processeurs qui ont fait trembler l’écosystème numérique en ce début d’année.

Mais, Ampere aurait mis au point des correctifs logiciels pour les clients potentiels qui utilisent Linux sur ses puces de première génération, et une parade au niveau de la conception matérielle sera érigée pour la deuxième génération de ses produits.

* telecommunications, media and technology

(Crédit photo : @Ampere)


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