Avec CSA, HP automatise l'ouverture des applications métiers dans le cloud

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Cloud Service Automation permet à une DSI de concevoir, lancer et gérer des services dans le cloud de manière quasi automatique à partir d’une interface web.

Infrastructure dynamique, approche services, rapidité de déploiement, facturation à la consommation… Sur le papier, le concept du cloud computing regorge d’avantages. Mais, dans les faits, sa mise en œuvre et son exploitation constituent une autre paire de manches aux yeux des entreprises appelées à massivement l’adopter dans les prochaines années. C’est pour répondre à cette problématique, entre autres, que HP lance le Cloud Service Automation (CSA).

CSA vise donc à répondre directement à la problématique des directions des systèmes d’information (DSI) de pouvoir mettre en œuvre, quasiment à la demande, les applications métiers des entreprises, et cela de manière dynamique voire temporaire (dans le cadre d’opération marketing, de test applicatif, de calculs haute performance, etc.).

Pour Pascal Nicolakis, responsable solutions de HP Software, « il s’agit de mettre en place une architecture qui réponde aux besoins du cloud ». A savoir que « l’infrastructure dynamique se traduit par l’automatisation [de la mise en oeuvre des services] ». Une automatisation qui passe notamment par la virtualisation du réseau, du stockage, des applications et OS tout en considérant les problématiques de droit d’accès et de sécurité habituelles mais aussi de gestion des ressources par pool et, surtout, de coûts d’utilisation (quite à intégrer la solution dans un workflow pour gérer les demandes de services).

« J’ai des objets à disposition, je les choisis et ils se mettent en place automatiquement »

Concrètement, l’offre CSA permet à un architecte applicatif de concevoir et de lancer des services à travers une simple interface web (type «glisser-déposer», validation d’options, etc., depuis un navigateur) tout en prenant en compte les différents paramètres d’environnements (droits, ressources, choix plate-forme, coûts…) ce qui permet à la DSI de conserver la gouvernance et gestions des services. Lesquels sont ensuite accessibles depuis le portail de l’entreprise. « J’ai des objets à disposition, je les choisis et ils se mettent en place automatiquement », schématise Pascal Nicolakis. Autrement dit, CSA vise à déplacer l’exploitation du cloud des services techniques vers les architectes des services. Un métier à l’avenir prometteur visiblement…

Pour parvenir à ce résultat, l’offre CSA s’appuie sur les offres logicielles de HP dédiées aux cloud (Discovery Workshop, Roadmap Service, Design Service, Services Management Counsulting Services…) et, bien sûr, sur les conseils et l’expertise du constructeur qui, pour cette occasion, enfile principalement sa casquette d’éditeur de logiciels. D’ailleurs, CSA s’adapte parfaitement à l’infrastructure existente de l’entreprise, y compris au niveau de l’administration des systèmes, même si HP préfèrerait naturellement accompagner l’offre de ses solutions tout-en-un (matérielle, logiciels et services) à travers la gamme de « boîte » Blade System Matrix.

L’entrée en force des opérateurs sur le cloud

L’offre s’applique indifféremment aux cloud privés (l’infrastructure appartient à l’entreprise) comme publics (infrastructure, voire l’applicatif, administrés par un tiers) quelle que soit la nature du cloud (SaaS, PaaS, IaaS, bien que HP concentre 80% de ses activités cloud sur cette dernière). Dans ce cadre, HP France travaille en étroite collaboration avec Orange Business Services qui prépare un data center à 18 Petaoctets de capacité de stockage. SFR s’apprête également à ouvrir, en juin, un data center de 3000 serveurs pour proposer une infrastructure ouverte en direction des SSII, VAR, etc., selon les informations évoquées par Philippe Roux, responsable marketing solutions chez HP, lors d’une présentation de la solution aux partenaires faite ce mercredi 19 mai.

Deux partenaires opérateurs de télécommunication qui illustrent bien la tendance à déporter les compétences internes de l’entreprise vers des fournisseurs tiers afin de répondre à la délicate équation de réduction budgétaires tout en accélérant la mise en œuvre applicative. « Le cloud passe par ces schémas d’infogérence », estime Laurent Di Pietro, office manager cloud computing chez Orange.

« Les entreprises perçoivent, dans les services de cloud computing, des moyens pour concevoir des solutions flexibles, capables de s’adapter rapidement aux évolutions des attentes métiers. Avec HP Cloud Services Automation, nous [leur] proposons des produits, des services et une méthodologie éprouvées afin d’en tirer tous les bénéfices », conclut, par voie de communiqué, Bruno Buffenoir, directeur HP Software en France. Disponible dès aujourd’hui, CSA évoluera dès juillet prochain avec l’arrivée des versions 9 de Service Manager (SM9) et Business Service Management (BSM9).


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