La pertinence du cloud public renforcée par la pandémie

Cloud

Ce qui semblait en premier lieu être un simple ralentissement économique s’est rapidement mué en crise mondiale majeure. Les effets de la pandémie de Covid-19 seront sans doute visibles pendant des années, à différents niveaux. Dans le secteur IT, le changement est déjà notable et il sera permanent.

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Ces dernières semaines, la migration des données et des charges de travail vers les clouds publics s’est accélérée. Les responsables informatiques cherchent à contourner deux problèmes inhérents aux datacenters traditionnels, exacerbés par l’épidémie. L’accès aux installations, pour effectuer la maintenance, est fortement restreint ou interrompu.
L’approvisionnement en matériel auprès des fournisseurs est largement perturbé, voire défaillant. Les temps d’arrêt impactent les revenus et la réputation. Les entreprises cherchent à s’assurer qu’elles ne seront plus jamais soumises à ces types de blocages.

Alors que les entreprises qui le peuvent se réorganisent autour du télétravail, la réalité est que beaucoup dépendent encore des datacenters physiques. Ces infrastructures restent essentielles pour l’activité et pour que les employés puissent accéder aux ressources informatiques de l’entreprise à distance.

Dernièrement, un grand fournisseur américain de services de colocation pour datacenters a mis en place des mesures de restrictions, « one in one out », pour favoriser la distanciation dans ses locaux. Un autre a adopté la prise de rendez-vous obligatoire pour accéder aux installations.
D’autres sites sont tout simplement fermés depuis le début de la crise sanitaire. Que se passe-t-il en cas de défaillance matérielle ? Certains fournisseurs de services de colocation proposent d’effectuer eux-mêmes la maintenance, contre rémunération et en prenant des risques, mais malgré tout la maintenance des datacenters est devenue complexe, voire impossible.

Au Royaume-Uni, il a fallu deux mois de pandémie pour que les datacenters soient ajoutés à la liste des secteurs considérés comme essentiels pour l’économie. Mais au final très peu de sites ont été désignés comme infrastructures critiques, ce qui leur aurait pourtant donné un degré de protection supplémentaire et aurait permis de lever certaines restrictions d’accès.

Le coronavirus comme facteur de transformation

Une enquête de Canalys publiée plus tôt cette année a conclu que la hausse du nombre d’applications, nouvelles ou existantes, déployées dans des clouds publics se poursuivra au cours des cinq prochaines années. Le marché des services d’infrastructure cloud devrait lui voir les dépenses augmenter de 32 % en 2020, pour atteindre 141 milliards de dollars.
Et c’était avant l’apparition du coronavirus et la mise en exergue des problèmes mentionnés ci-dessus.

Plusieurs indicateurs semblent converger pour dire que la situation actuelle, avec un accès restreint aux sites et des délais dans la fourniture de matériel, va conduire les équipes informatiques à s’aligner sur les prévisions. De nombreuses entreprises tentent ou sont sur le point de tenter leur première incursion dans le cloud public avec au moins une charge de travail, le plus souvent les fonctions de sauvegarde. Et il ne devrait pas y avoir de retour en arrière une fois que “l’état normal” sera revenu. En définitive, le coronavirus accélère la migration vers le cloud, et il ne s’agit pas simplement de mesures temporaires. Les modèles hybrides vont se développer.

En parallèle, Alphabet, la société mère de Google, a publié des résultats financiers qui démontrent que l’activité de Google dans le cloud a largement bénéficié de la pandémie avec des revenus en hausse de 52 % au premier trimestre. Cela inclut à la fois la Google Cloud Platform (GCP) et G Suite.
Autre indicateur : en avril, un important fournisseur européen de services cloud a presque doublé la capacité hebdomadaire de ses installations et est passé d’environ 700 serveurs à plus de 1 200 dans son datacenter.

 Un vaste menu as-a-service

Bien qu’un changement opérationnel soit déjà en cours, les fournisseurs de services cloud anticipent d’autres projets lorsque l’économie redémarrera. Les technologies de cybersécurité, de collaboration et de gestion des données vont encore prendre plus d’importance dans la liste des priorités des responsables informatiques.

Une récente étude a également mis en exergue que la cybersécurité et les solutions de datacenters devraient être très largement distribuées sous forme de services managés dans les années qui viennent.

La demande de services managés est en hausse, car les clients ont du mal à faire face à la complexité croissante des technologies, ainsi qu’à une pénurie de compétences et de ressources internes. Les revendeurs informatiques offrent une gamme de plus en plus large de services managés, notamment la sauvegarde à distance, la reprise après sinistre, la gestion des réseaux et des systèmes, et les services d’assistance informatique.

Confrontées à un scénario inédit, les entreprises revoient la manière dont elles approchent leurs infrastructures. La pandémie les pousse à réévaluer la pertinence du datacenter on premise. L’agilité accrue pour les utilisateurs, la flexibilité de la consommation en fonction des besoins et les exigences en matière de maintenance constituent la nouvelle analyse de rentabilité dont les responsables informatiques ont besoin.

 

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Directeur France
Cohesity
Frédéric Lemaire est Directeur France de Cohesity
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