Bruxelles veut réduire les coûts de déploiement du très haut débit

Réseaux

Dans le cadre d’une consultation publique ouverte jusqu’au 20 juillet 2012, l’exécutif européen invite les acteurs de l’écosystème numérique à se prononcer sur les possibilités de réduction des coûts du déploiement de l’internet très rapide à l’échelle de l’Union.

Mettre en oeuvre le marché unique du numérique d’ici 2015 implique la réduction des coûts du déploiement de la fibre optique. Dans ce contexte, la Commission européenne invite les parties intéressées, entreprises, pouvoirs publics, collectivités, investisseurs et particuliers, à s’exprimer sur le sujet. Les résultats de la consultation ouverte jusqu’au 20 juillet prochain contribueront à mettre en oeuvre la stratégie numérique européenne (Digital Agenda for Europe).

80% des coûts d’investissement dans le génie civil

Bruxelles étudiera plus particulièrement les moyens de limiter les coûts de génie civil liés à la réalisation de tranchées destinées à la pose de réseaux de fibre optique. Les travaux d’infrastructure représenteraient à l’heure actuelle jusqu’à 80 % des coûts totaux d’investissement pour le haut débit.

Davantage de coopération entre industriels, une meilleure coordination des projets de génie civil ainsi que la réutilisation des infrastructures existantes permettraient de réduire ces coûts, d’après l’exécutif européen.

Celui-ci s’interroge également sur les mesures à prendre pour : faciliter l’investissement dans les infrastructures haut débit, simplifier les procédures d’obtention de permis, assurer la compatibilité des immeubles neufs avec des réseaux broadband de nouvelle génération.

La moitié des Européens connectés à 100 Mbps d’ici 2020 ?

« Si nous voulons que des réseaux à haut débit plus rapides se développent en Europe, nous devons réduire le prix des travaux nécessaires à leur déploiement. Il (nous) faut tester des idées concrètes », a insisté par voie de communiqué Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission en charge de la stratégie numérique.

Cette stratégie vise à permettre à tous les Européens d’accéder à l’Internet haut débit d’ici 2013, et d’atteindre les 30 Mbps pour tous d’ici 2020. Quant à l’accès internet à 100 Mbps, il devrait être proposé à au moins la moitié des ménages européens au début de la prochaine décennie.

Cet Internet très rapide est un moteur de croissance. Selon Bruxelles, augmenter de 10 points de pourcentage la pénétration du haut débit correspond à 1 point, voire 1,5 point de croissance économique.


Auteur : Ariane Beky
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