Business Objects a déjà digéré Cartesis

Logiciels

Pierre Michel Peugnet, vice-président EPM pour la zone EMEA chez Business
Objects nous présente la feuille de route de ses solutions de gestion de la
performance de l’éditeur

Trois mois après le rachat de Cartesis en mai dernier, vous annoncez déjà une feuille de route ? Où en êtes-vous de l’intégration ?

Depuis le rachat de Cartesis, nous avons regroupé les équipes des deux entités, et ce, dans tous les pays. Notre politique de forte croissance externe nous a permis de mettre au point de vrais processus d’intégration, en nous appuyant sur la coordination de 20 à 25 groupes de travail rompus à l’exercice.

En août dernier, nous avions déjà annoncé l’intégration de Cartesis dans notre suite Business Objects EPM (Enterprise Performance Management) et BI. Aujourd’hui, nous annonçons la sotie de la suite Business Objects EPM XI, avec la mise au standard XI des solutions Cartesis.

Quelles nouvelles approches analytiques proposez-vous ?

Avant, les suites financières visaient à mesurer l’écart entre le budget et l’exercice écoulé, souvent a posteriori. De plus, les solutions prévisionnelles et de gestion des coûts avançaient des chiffres qualifiés de ?prudents? ou ?risqués ?. Aujourd’hui avec Business Objects EPM XI, nous répondons à ces besoins avec des données prévisionnelles justes, en ?temps réel?. L’objectif : mesurer l’écart entre les résultats opérationnels et budget prévisionnel.

Cette solution représente une des premières suites intégrées de logiciels best-of-breed regroupant des fonctions de gestion de la performance d’entreprise et une plate-forme BI et EIM [NDLR : ETL + qualité des données]. Elle couvre les fonctions de consolidation financière, de reporting de gestion, d’élaboration budgétaire, de planification, de prévisions, d’analyse, de tableaux de bord, de scorecards ainsi que des outils d’analyse des coûts, d’optimisation de la rentabilité et de gouvernance financière. Ainsi, nous proposons la première suite intégrant la gestion de la profitabilité permettant par exemple de calculer des profits par client ou type de produits sur un département, ou encore le coût de mise en place du poste de travail d’un nouvel employé par l’informatique?

En quoi le rachat de Cartesis et de sa technologie IDM a-t-il renforcé votre offre ?

Pour parvenir aussi vite à intégrer ces logiciels, nous utilisons notre plate-forme BI robuste et le concept IDM (Integrated Data Model) de Cartesis. Stocker ces informations dans un modèle de données intégré (IDM) permet d’offrir à tous une seule version des données fiables assurant une cohérence au niveau de toute l’entreprise : unicité des données financières, gestion des référentiels, coûts, taux, etc. La manière dont leur outil est conçu nous a plu, et sera désormais la référence que viendront enrichir les fonctions d’applications financières existantes chez BO.

Dans la feuille de route, que préparez-vous pour cette fin d’année ?

D’ici fin septembre 2007, notre centre d’excellence EPM proposera des solutions packagées par métiers (par industrie) ou transversales. Les trois premières offres concerneront : l’optimisation de la gestion des flux de marchandises (SCM), la gestion du pricing pour les établissements financiers, la gestion du management par objectif (développé avec Accenture pour les best practices).

Enfin, d’ici fin 2007, nos premières solutions transversales d’EPM à destination des directeurs financiers seront commercialisées : l’une packagée pour la clôture financière, et l’autre pour le forecast (prévisionnel) et au contrôle des coûts.


Auteur : José Diz
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