Capital ?IT: les dossiers d’investisseurs redeviennent solides

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Les investissements dans les projets technologiques sont bien repartis: +42% de progression en un an. Et les dossiers d’introduction en bourse sont revenus au niveau de 1997

Un climat serein, prudent mais teinté d’optimisme. Voilà comment qualifier la teneur des douzièmes rencontres de Capital-IT, à Paris.

Les organisateurs de ces journées dédiées au financement “high-tech” se déclarent satisfaits: «La plupart des investisseurs importants sont venus, ainsi que des industriels» se réjouit Thierry Chevalier, directeur associé de Mar-Tech & Finance, organisateur de ces rencontres. Alcatel, Orange ou Bouygues Telecom étaient présents, notamment. «Il y a eu un peu moins d’entreprises participantes, c’est vrai mais cela n’a pas empêché une augmentation des rendez-vous entre entreprises et investisseurs en une journée, 410 contre 350 l’année dernière». « La formule des échanges a été améliorée. Car aujourd’hui, le mot d’ordre, c’est “faire la preuve”, “démontrer”!», explique Thierry Chevalier. Les porteurs de projets étaient donc invités à faire court, mais surtout, démonstratif. 386 millions d’euros De fait, il y a eu la traversée du désert de ces trois dernières années, suite à l’éclatement de la bulle Internet, en 2001. Or, depuis quelques mois, les indicateurs européens sur les investissements en capitaux sont revenus à la hausse: “L’investissement repart“, constate également Alain Caffi, représentant de l’Afic, l’Association Française des Investisseurs en Capital, présent aux rencontres de Capital-IT. “Sofinova, par exemple, a levé 385 millions d’euros depuis le début de l’année, soit 10% de plus que prévu. En Allemagne et en Angleterre également, les résultats ont dépassé les prévisions.” Seul bémol, les grands investisseurs européens parient sur un nombre limité de fonds, ce qui empêche l’existence de fonds plus petits, susceptibles d’appuyer des projets plus modestes. Le ‘venture capital’ hexagonal aussi Plus encore, le “venture capital” se porte bien en France. En deuxième position derrière la Grande-Bretagne, l’Hexagone concentre 26% des contrats signés. Force est de constater que la loi sur l’innovation, le crédit d’impôt recherche et le statut de la jeune entreprise innovante ont porté leurs fruits. Les IPO sont revenues au niveau de 1997 Selon une étude de Pricewaters, le nombre des dossiers d’investissement a crû de 42,4% de 2003 à 2004. En valeur aussi, l’évolution est positive: depuis 1999, l’augmentation est de 42,2% pour atteindre 5.189 millions d’euros. L’informatique, la chimie et les biotechnologies attirent l’essentiel des investissements. Quant aux introductions en bourse (les IPO), elles ont retrouvé le niveau de fin 1997, déjà considéré comme soutenu. Dernière nouvelle qui a ravi les professionnels présents à Capital-IT: Euronext ouvrira les portes d’Alternext, marché dédié aux PME, le 17 mai. «C’est là encore la signature d’un redémarrage», confirme Alain Caffi.


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