Des grandes villes américaines abandonnent leurs projets Wi-Fi

Régulations

Trop complexe et trop cher…

Chicago, Cincinnati, Houston, San Francisco, St Louis figurent parmi les plus grandes villes américaines qui reportent, mettent en sommeil, voire abandonnent leurs projets d’accès Wi-Fi à bas prix ou gratuit.

Ces projets, dont l’objectif est d’offrir à tous un accès Internet en tout lieu public de ces villes (réseau maillé), sont pourtant essentiels au développement d’un nouvel écosystème d’utilisateurs connectés en permanence, via les PC portables, mais aussi les plates-formes ultra-portables émergentes, à l’image de l’iPhone d’Apple.

Les motifs de remise en cause des projets sont divers, mais concentrés sur le prix et surtout la complexité de mise en place. Ces projets nécessitent tout d’abord des investissements importants, et les opérateurs en place rechignent à ouvrir leurs infrastructures, à l’image d’AT&T à Springfield, où la municipalité envisage aujourd’hui de proposer un abonnement mensuel de 20 dollars.

Chicago a décidé de réduire la facture, estimant que la demande n’est pas aussi forte que l’on veut lui faire croire. La ville de St Louis s’interroge quant à elle sur le financement de la consommation électrique des transmetteurs Wi-Fi destinés à couvrir ses 1.700 rues.

Quant à Cincinnati, la municipalité a ni plus ni moins déclaré que le marché est trop instable pour envisager de déployer un réseau Wi-Fi !

Reste que quelques projets suivent leur cours avec succès, à l’exemple de Minneapolis, en phase avec ses prévisions, ainsi qu’Oakland County, qui ambitionne de couvrir ses 400.000 habitants.

Pour les autres, il faudra certainement attendre le déploiement des réseaux WiMax mobiles. A condition que les opérateurs qui auront acquis une licence et un créneau dans la bande radio veillent bien laisser une petite place aux projets urbains !

Sprint Nextel a ainsi annoncé l’ouverture d’un nouveau réseau dans la région de New York, après Washigton, Philadelphie, Providence et Baltimore. Dans to utes ces villes, les équipements WiMax sont fournis par Samsung qui a développé sa solution maison baptisée WiBro. Cette solution est déjà déployée en Corée du Sud, patrie de Samsung.

Les ambitions de Sprint sont importantes : l’opérateur compte investir pas moins de 5 milliards de dollars dans le WiMax d’ici à 2010. Car pour le groupe (et pour Samsung), cette technologie constitue la quatrième génération de téléphonie mobile. Il faut dire que le WiMax permet des débits bien plus élevés que l’UMTS (3G à 380 kb/s) ou l’HSDPA (3G+ à 3 Mb/s actuellement). Il permet également de se connecter à haut débit sans-fil alors que l’utilisateur est en mouvement.


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