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Dossier ERP: le bonheur est-il vraiment dans l’ERP ?

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Dossier ERP, pour tous ceux qui souhaitent faire le point sur le marché des progiciels de gestion – ses offres, son évolution, ses grands acteurs, des grands comptes aux PME – et profiter du retour d’expérience de clients

Quand l’ERP va, tout va…

Page 1? Suivante > Quand l’ERP va, tout va… > Page 2Les grands ERP partent à la conquête des PME Page 3L’eldorado des PME : 100 ou 2000 salariés ? Page 4Marché ERP : croissance de 10% à 20% grâce aux grands comptes Page 5Le mid-market ERP attise toutes les convoitises Page 6SAP, Oracle? Comment les poids lourds visent les PME ? Page 7Cegid, Sage? Qu’elle stratégie pour les éditeurs mid-market ? Page 8Microsoft et l’ASP surgissent de l’ombre Page 9B.Launay, Microsoft: ‘Pas de licences en direct pour Dynamics’ Page 10Etude de cas ERP: LFB guérit son système d’information avec Qualiac Page 11Etude de cas: le Crédit Coopératif décloisonne ses centres d’achat avec Agresso

Les ventes d’ERP (licences/maintenance), selon IDC,

se sont

accrues de 50 % en cinq ans

et vont connaître une croissance annuelle de 8,6 % sur les cinq prochaines années. Les SSII peuvent se préparer à prendre leurs parts sur les 4,4 milliards d’euros générés par les prestations générées en 2011

Avec un chiffre d’affaires estimé à 998 millions d’euros (hors services) pour 2007 par le cabinet d’étude IDC, les éditeurs de progiciels de gestion intégrée se portent bien sur l’Hexagone. D’autant que ce chiffre ne concerne que la vente des licences et de la maintenance !

Toutefois, quelle entreprise se contenterait-elle d’acquérir ce type de logiciel sans support, maintenance ou programme de mises à jour ? Il est d’ailleurs intéressant de constater que non seulement ce chiffre marque une croissance de 9,4 % par rapport à 2006 (qui enregistrait déjà une progression de 9,2 % par rapport à 2005).

Bonne nouvelle pour ces acteurs bénéficiaires : la croissance devrait se maintenir, ou plus précisément n’afficher qu’une perte progressive de 1,5 point d’ici à 2011. Tout secteur de l’économie serait ravi de disposer de telles projections. Une aubaine pour ces éditeurs dont la majorité est cotée en bourse. Il faut reconnaître que changer d’ERP relève de l’exercice de haute voltige (surtout pour les grandes entreprises), et que les clients s’acquittent ‘volontiers’ de leur redevance annuelle, et pour la quasi-totalité du rachat de la nouvelle version tous les cinq à sept ans.

Par ailleurs, la logique veut que malgré l’ouverture de ce type de plate-forme, les clients préfèrent le module d’extension maison lorsqu’il répond au besoin. Un choix souvent logique pour une cohérence optimale.

Ici, le logiciel libre ne bouscule rien

On notera que la vente des licences contribue fortement au retour sur investissement des développements des progiciels. Ainsi, elle représente plus de 45 % des revenus, tandis que la maintenance avoisine les 50 %. Des proportions qui devraient globalement rester stables, malgré le modèle économique des logiciels libres qui pourraient laisser penser que les revenus liés aux licences sont en baisse. Il faut bien payer les développeurs internes, alors que les communautés sont généralement bénévoles?. Mais jusqu’à quand ?

De 3,1 à 4,4 milliards d’euros malgré le papy-boom

Certes, les éditeurs ont trouvé le bon équilibre commercial entre développement de code et vente de licences (et maintenance), mais le gros des revenus de l’écosystème circule essentiellement en amont et en aval de ces ventes.

Ainsi, IDC estime que les services liés à l’ERP ont généré 3,159 milliards d’euros en 2006 (en hausse annuelle de 8,9 %), et passeront même à 3,378 milliards d’euros en 2007, soit une progression proche de 7 %.

D’ailleurs, l’année 2008 incarnera un pic de croissance avec + 7,2 %, avant de rechuter jusqu’à 6,3 % vers 2001. Une baisse certainement due au manque de main-d’?uvre qualifiée suite au phénomène du papy-boom, très impactant pour l’informatique. Malgré tout, ce segment enregistrera un taux de croissance annuel moyen de 6,7 % sur 5 ans !

Cette cagnotte explique certainement pourquoi nombre d’éditeurs, et surtout parmi les plus importants, tiennent à proposer des services d’autant plus légitimes (selon eux) puisqu’ils développent le produit. Cependant, les jeunes diplômés arrivés fraichement chez un éditeur ?aussi brillants soient-ils-, ne disposent pas forcément du bagage et du savoir-faire de consultants des grands cabinets de consultants (et la réciproque vaut également). Et aujourd’hui, les ‘gros clients’ ne sont pas dupes. D’où les multiples alliances pour se partager un gâteau croissant.

Il y a de la place pour tout le monde

Les sociétés de services forment donc toujours des bataillons de spécialistes ERP, et débauchent des informaticiens chez les éditeurs, pendant que ces derniers leur rendent la politesse en débauchant des commerciaux ou consultants (pour mieux vendre des solutions métier par exemple).

Ces SSII encaissent d’ailleurs 80 % du pactole, tandis que les éditeurs ajoutent les 600 à 700 millions à leurs revenus licences/maintenance, soit un chiffre d’affaires ne représentant que 60 % de celui des SSII. Mais les marges restent bien plus conséquentes, car le jour/homme coûte bien plus cher que la vente de logiciels et que les contrats de maintenance.