Ecologie : Greenpeace épingle Nokia et Nintendo

Régulations

La dernière publication de l’organisation sur le niveau de pollution des produits électroniques souligne les problèmes qui subsistent chez Nokia, Motorola, Apple et consorts…

Pour la 6ème édition de son guide, Greenpeace a classé les entreprises hi-tech les plus responsables. Verdict: Sony Ericsson premier et Nintendo, bon dernier.

Sony peut sourire. Le plus gros vendeur de consoles de salon, autrement dit Nintendo, est savamment épinglé par Greenpeace dans son classement. Avec plus de 60 millions de consoles vendues toutes marques confondues dans le monde en 2006, Nintendo a su tirer son épingle du jeu avec la Wii et la Nintendo DS. Selon l’organisation environnementale, le géant japonais récolte “un zéro pointé sur tous les critères“. En fait, Nintendo ne se distingue ni dans l’usage de matériaux proscrits tels que le PVC, ni dans l’usage de substances dangereuses ni non plus dans le recyclage des déchets électroniques. Zéro pointé pour Mario !

Fait curieux de ce nouveau rapport, Nokia qui était traditionnellement bien noté par Greenpeace dégringole de la première à la neuvième place. Le finlandais n’a pas échappé à l’œil vigilant de la paix verte…

Selon Greenpeace, ce recul du constructeur est le conséquence de son programme de recyclage de ses produits dont Nokia n’arrive pas à assurer le fonctionnement.

Pour illustrer cette accusation, Greenpeace a publié une vidéo dans laquelle un membre de l’association piège un revendeur dans son magasin sur la question du recyclage.

Ledit magasin est pourtant sur la liste des enseignes Nokia qui procèdent au recyclage des anciens téléphones. Interrogé par l’association, le vendeur affirme qu’il ne sait pas à qui s’adresser pour procéder au recyclage des équipements électroniques.

Et ce n’est pas tout. Selon Greenpeace, des comportements similaires ont été constatés aux Philippines, en Thaïlande, Russie et Inde. Dans ces pays, les salariés de Nokia n’ont jamais entendu parler de l’initiative mise en place par leur employeur.

Ce qui, pour Greenpeace, est intolérable et prouve qu’il y a un manque de circulation de l’information au sein du groupe. Motorola est également épinglé par Greenpeace, pour les mêmes raisons.

Premier du classement Sony Ericsson est désormais mieux considéré par Greenpeace qui indique que le groupe a fait des efforts pour recycler ses anciens combinés et limiter l’utilisation de certaines substances chimiques particulièrement nocives.

Pour conclure, notons que Samsung arrive à la deuxième place et Sony occupe désormais la troisième. Apple arrive en onzième position. Rappelons que dans une précédente étude, Greenpeace brocardait également l’iPhone, le terminal d’Apple. L’ONG déclarait que l’iPhone était «un concentré de produits polluants».


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