France : croissance et recrutements pour le logiciel et les services

Régulations

Du coup, les salaires des jeunes informaticiens sont à la hausse

Le soleil continue à briller sur le secteur du logiciel et des services français. Selon le dernier bilan du Syntec informatique (le syndicat patronal de la profession), la croissance du secteur devrait une nouvelle fois être solide cette année. Elle devrait atteindre 6,5% en 2007 après une progression similaire en 2006 et 2005.

La France se situe donc au-dessus de la moyenne européenne ( 6%) mais fait moins bien que des pays comme l’Espagne, les Pays-Bas ou encore le Royaume-Uni.

Pour autant, tous le segments de marché ne seront pas logés à la même enseigne. Dans le vert, on trouve l’infogérence ( 7% contre 6% en 2006) et l’édition de logiciels ( 6,5% contre 6%). Dans le rouge, le Conseil passe de 7,5% à 7%, l’Ingéniérie et l’Intégration ( 4,5% contre 5,5%) et le Conseil et technologies, R&D externalisé ( 7% contre 8%).

De bonnes nouvelles qui devraient favoriser les recrutements, prévoit le Syntec. Pour le syndicat, ils vont passer de 40.000 en 2006 à 55.000 cette année. Les créations nettes de postes vont atteindre 20.000 contre la moitié en 2006. Le secteur continue donc à être le premier pourvoyeur d’emplois pour les cadres.

Les besoins sont importants et le nombre de jeunes diplômés est inférieur à la demande. Conséquence, le salaires à l’embauche monterait en flèche. Selon l’association Munci (Mouvement pour une union nationale et collégiale des informaticiens), citée par les Echos, leur rémunération a progressé de 5 à 10% à 33.000-35.000 euros par an.

Seul point noir pour le Syntec : les prix des prestations. Ils restent stables ce qui pénalise les marges. Les délocalisations dans les pays émergents devraient donc s’accélérer, prévoit le Syntec.

Par ailleurs, le secteur se plaint également d’être “sous-valorisé” par les pouvoirs publics. Jean Mounet, président du syndicat, demande donc que“les technologies de l’information (soient) une priorité nationale” et réclame la nomination d’un membre du gouvernement en charge du secteur.

Côté prévisions, le Syntec table sur une croissance d’environ 6% pour 2008 et ose parier sur un maintien de ce rythme pendant dix ans…


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