France Télécom passe ses seniors au temps partiel

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Les syndicats et la direction ont signé un accord pour proposer le temps partiels aux employés proche de la retraite. L’actuel numéro 2 entend également revoir la gestion des ressources humaines de l’entreprise.

France Télécom poursuit l’aménagement de l’encadrement de ses salariés suite à la vague de suicides qui frappe l’opérateur ces derniers mois. L’exploitant d’Orange vient d’annoncer la mise en place du temps de travail partiel pour les seniors. Une mesure qui peut concerner jusqu’à 14 000 salariés sur les 102 000 (dont 66 000 statuts fonctionnaires) que compte le groupe, y compris dans toutes les filiales où France Télécom détient plus de 50 % des parts. L’accord entrera en vigueur le 1er janvier 2010 pour 3 ans.

Quatre syndicats ont signé, jeudi 26 novembre, l’accord de mise en place de ce plan. La CGT, CFDT, CFTC et FO. Ils représentent 68 % des salariés de l’opérateur en France. L’accord porte sur la période 2010-2012. Il prévoit que les employés d’au moins 15 ans d’ancienneté et à 3 ans de la retraite pourront passer en mi-temps de travail en échange d’une rémunération moindre de leur salaire brut (entre 65 % et 80 % selon qu’ils souhaitent partir plus tôt à la retraite*).

Les postes partiellement libérés seront compensé par des embauches en CDI. Selon France Télécom, le départ partiel de 6000 employés serait ainsi compensé par 1500 embauches à temps plein au cours des trois prochaines années. « Les recrutements au titre de ce dispositif permettront d’anticiper l’évolution de la pyramide des âges marquée notamment par une augmentation des départs à la retraite prévue dans les années à venir », explique l’opérateur.

Parallèlement, Stéphane Richard, récemment nommé n° 2 de France Télécom, a confirmé son intention de succéder à Didier Lombard, l’actuel PDG du groupe, à la suite de son mandat qui prendra fin en 2011. « Si le conseil d’administration le veut bien, si les actionnaires en sont d’accord et si les petits cochons ne me mangent pas d’ici là, je deviendrai PDG à cette échéance », a déclare Stéphane Richard dans une interview donnée au quotidien Le Progrès dans son édition datée de vendredi.

Le futur dirigeant laisse d’ailleurs entendre une remise en cause de certains choix de gestion des ressources humaines. Notamment la mobilité imposée tous les trois ans aux managers. Une règle « inepte » selon lui. Une façon de désaprouver la gestion de son prédécesseur?

*- 65 % du salaire : 18 mois à mi-temps et 18 mois libérés – 70% du salaire : 2 ans à mi-temps et 12 mois libérés – 75% du salaire : 2 ans et demi à mi-temps et 6 mois libérés – 80% du salaire : 3 ans à mi-temps, pas de temps libéré


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