France Télécom privatisable? Le gouvernement dit oui

Régulations

Le Conseil des ministres, avant de se mettre en vacances ce 31 juillet, a adopté le projet de loi permettant, à terme, de privatiser l’opérateur

La privatisation de France Télécom avance lentement mais sûrement. Le dossier est sensible mais l’objectif du gouvernement est clair: permettre à l’Etat de descendre sous la barre des 50% dans le capital de l’opérateur même si aucune évolution du capital n’est prévue à court terme.

Soucieux d’éviter une levée de boucliers syndicale, Bercy certifie qu’aucune ouverture de capital ou privatisation n’est “à l’ordre du jour”. Dans un entretien au Monde début juillet, le président de France Télécom, Thierry Breton, affirmait aussi qu’“aucun projet de cette nature n’est à l’étude”. Reste que, le verrou des 50% supprimé, l’entreprise devient potentiellement privatisable. Pression Ce projet de loi adopté sera discuté au Parlement à l’automne. La pression syndicale s’annonce forte. En effet, six fédérations syndicales de l’opérateur ont manifesté leur opposition au texte du gouvernement: “A l’heure où vient en débat législatif, le projet de loi relatif à l’évolution des conditions d’attribution des missions du service universel des télécommunications, certaines conditions d’emploi des fonctionnaires et du statut s’opposent à la privatisation de France Télécom”. Déjà, un autre projet de loi garantissant le statut des fonctionnaires en cas de changement de statut du groupe a été présenté. Ce qui ne laisse pas de place au doute.


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