FuturTelecom: premier MVNO pour PME

Régulations

L’opérateur s’est adossé à SFR afin de proposer des solutions fixes/mobiles aux petites entreprises

Décidément, le marché français des opérateurs mobiles virtuels (ou MVNO) est en pleine ébullition. Pour la plus grande satisfaction du gouvernement qui pousse au développement de ces opérateurs sans réseau censés dynamiser le marché.

Après les nouvelles offres low-cost de Debitel et l’arrivée prochaine de NRJ (voir nos articles), débarque sur le marché un nouvel acteur, FuturTelecom. Mais à la différence des autres MVNO grand public, cet opérateur adresse le marché des entreprises et plus particulièrement celui des PME/PMI. FuturTelecom s’est adossé à SFR à qui il loue son réseau et achète en gros des minutes de communications (voix et data). Comme tout MVNO, l’opérateur revendra sous sa propre marque et avec son réseau de distribution ses offres. Il propose une convergence télécoms totale, regroupant fixe, mobile et data. Concrètement, l’offre permet pour 15 euros HT par ligne et par mois de téléphoner de façon gratuite et illimité entre les mobiles et les mobiles, les mobiles et les fixes et entre les fixes. A terme, l’échange de données via les réseaux UMTS/3G sera possible (dans l’optique d’applications métiers nomades). Par ailleurs, l’opérateur offrira pour chaque ligne un combiné mobile, en l’occurrence le Nokia 2600 (offre liée à une ouverture de ligne et un engagement de 24 mois). Enfin, les abonnés auront accès à une facture unique, une option très demandée par les PME afin de simplifier la gestion des coûts télécoms. Pourquoi les PME? FuturTelecom et SFR connaissent bien ce marché et estiment qu’il est très dynamique. En effet, le taux de pénétration du mobile dans les PME est de 19%, loin derrière les PME d’autres pays européens. Le taux de croissance a été de 20% entre 2002 et 2005. “Ce marché est plus dynamique que celui des grands comptes. Et il y a une forte demande de mobilité et de convergence voix/data”, explique Franck Cadoret, directeur commercial de SFR. Et de poursuivre: “les PME sont la locomotive de l’innovation. Un exemple: ce sont ces entreprises qui achètent le plus de cartes SFR 3G qui permettent de se connecter à l’UMTS sur un PC portable”. “Les gros opérateurs sont actuellement occupés à développer un marché de masse. Les entreprises, à l’exception des programmes de flottes de mobiles, ne sont donc pas leur priorité”, explique de son côté Patrick Gentemann, président de FuturTelecom. Les deux opérateurs veulent donc profiter de ce dynamisme et coupler leurs efforts afin d’attaquer le leader, France Télécom, qui détient 56% du marché entreprise (contre 34% pour SFR et 10% pour BouyguesTel). Les objectifs de FuturTelecom sont donc ambitieux. L’opérateur table sur 20.000 ouvertures de lignes cette année pour 7 à 8.000 clients Pour SFR, ce marché est stratégique. La filiale de Vivendi multiplie les initiatives au risque de troubler le marché. Car en janvier, l’opérateur a lancé de nouvelles offres voix à destination des entreprises (voir notre article). ‘Convergence Absolue’ permet ainsi de passer un nombre illimité d’appels depuis les mobiles vers tous les téléphones fixes et mobiles SFR de l’entreprise pour 15 euros HT par ligne et par mois en plus de l’abonnement. Le ‘Pack PME+’ permet de son côté de passer un nombre illimité d’appels vers trois numéros SFR ou fixe de son choix. Mais pour SFR, il n’y a pas de risque de cannibalisation. Le marché est assez vaste et offre des opportunités pour tous. Par ailleurs, l’opérateur souligne que ses offres Convergence Absolue et Pack PME visent les communications passées à partir de mobiles alors que celle de Futur Telecom permet d’appeler depuis un mobile et un fixe.


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