Haut débit : 20 millions d'abonnés en France en 2010

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Plus de 19 millions d’abonnés accèdent à Internet en haut débit. Dont 255 000 en très haut débit.

La France a dépassé les 19 millions d’abonnés haut débit. Au 30 septembre 2009, l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) recense 19,145 comptes haut et très haut débit souscrits par les particuliers et les entreprises en France métropolitaine et dans les DOM. Soit 446 000 nouveaux abonnés acquis en un trimestre pour une augmentation annuelle de 11 % (1,856 millions d’abonnements). A ce rythme, les 20 millions d’abonnés Internet haut débit devraient être franchis d’ici le printemps 2010.

Essentiellement caractérisé par la fibre optique, de bout en bout ou jusqu’en pied d’immeuble (avec des connexions supérieures à 50 Mbit/s en réception et 5 Mbit/s en émission), le très haut débit profite aujourd’hui à 255 000 abonnés. Dont 60 000 en FTTH (Fiber to the home, c’est-à-dire jusqu’à domicile) et le reste, 195 000, depuis une terminaison coaxiale (FTTB), soit l’offre de Numéricâble principalement.

Avec plus de 18 millions de prises, l’ADSL constitue donc l’écrasante interface de connexion à Internet haut débit. Le reste des abonnements haut débit, 860 000 environ, provient de solutions alternatives, types satellite, Wifi et BLR (boucle locale radio), pour palier l’absence des technologies xDSL dans certaines zones géographiques.

Les offres triple play en dégroupage total constituent désormais l’essentiel des souscriptions avec 339 000 nouveaux accès comptabilisés au cours du 3e trimestre. Contre 322 000 sur le trimestre précédent. Une progression qui se fait en partie sur le dos du dégroupage partiel (l’abonné conserve le service téléphonique de France Télécom) qui perd 92 000 abonnements sur le trimestre. Il est encore exploité par plus de 2 millions d’abonnés contre 7,3 millions de dégroupages totaux. Le marché du dégroupage concerne aujourd’hui 9,3 millions d’abonnés.

Et il est amené à poursuivre sa rapide progression. Soutenu par les déploiements de réseaux initiés par les collectivités locales, « le dégroupage total, avec plus de 6 millions d’accès représente d’ailleurs plus de 64% des accès achetés sur les marchés de gros du haut débit par DSL », souligne le régulateur. A ce jour, 76 % de la population est éligible à une offre alternative de France Télécom depuis les 4465 répartiteurs ouverts aux équipements des opérateurs concurrents.

A un rythme moins soutenu, la fibre optique poursuit également son développement. Dans son Observatoire des marchés, le régulateur estime à 36 000 le nombre d’immeubles raccordés en fibre optique. Soit une croissance de 9 % sur le précédant trimestre 2009 (30 juin). A ce jour, une cinquantaine de villes ou agglomérations bénéficient, en partie du moins, des réseaux fibres optiques. Au total, l’Arcep évalue à 740 000 le nombre de foyers éligibles au très haut débit FTTH. En hausse de 14 % par rapport à juin 2009.

Free et SFR ont ainsi déployé horizontalement (jusqu’en pied d’immeuble) environ 700 km de fibre optique dans les fourreaux de France Télécom (contre 300 km fin 2008) dans une vingtaine de communes de la région parisienne et les grandes agglomérations permettant ainsi de toucher 500 000 foyers raccordables à termes. Seuls une centaine d’immeubles disposent d’une offre mutualisée (le fournisseur d’accès appuie ses offres sur le réseau d’un opérateur tiers). Et seulement 250 abonnements y étaient souscrits sur 5000 foyers éligibles.

Un chiffre encore restreint qui devrait croître avec la définition prochaine par l’Arcep des conditions d’accès des lignes en fibre optiques. Néanmoins, le régulateur estime que plus de 4,5 millions de foyers se situent à proximité d’un réseau en fibre optique, dont 80% en FTTB via les offres de Numéricâble et, bientôt, Bouygues Telecom.

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