IoT : l’Idate perçoit une forte croissance malgré des défis à relever

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Selon l’Idate, 40 milliards d’objets seront connectés d’ici 2030. Mais l’adoption généralisée de l’IoT se heurte à des obstacles techniques mais pas que.

En amont du DigiWorld Summit de Montpellier en novembre prochain (l’Idate fêtera ses 40 ans à cette occasion sous la houlette du nouveau DG Jacques Moulin), l’institut français dédié aux études TMT (technologies, médias et télécoms) a fait un point sur le marché et les technologies clés de l’Internet des objets (IoT). 40 milliards d’objets seront connectés d’ici 2030.

Une mise en bouche avant ce rendez-vous annuel pour observer les tendances fortes  (5G, smart mobility, digital content, eHealth, game industry…) résumées par l’exergue “Investing in our Digital Future”.

C’est incontournable : l’IoT s’inscrira comme un thème majeur du prochain rendez-vous de l’Idate.

Entre 2017 et 2025, le taux de croissance  annuelle en fonction des différentes technologies de connectivité évolueront de 11%, pour le LPWA (Sigfox, LoraWan…) à 85% pour l’IoT cellulaire (LTE-M, NB-IoT…) en passant par 50% pour l’eUICC (la carte SIM embarquée ou eSIM) ou 37% pour le LWM2M (OMA Lightweight M2M, protocole pour M2M ou IoT).

Le segment de marché de la voiture connectée poussera le marché IoT vers le haut.

En 2021, 500 millions de véhicules seront connectés. Soit une croissance de 35% annuelle avec l’Asie à la pointe.

De son côté, l’Europe appliquera la réglementation eCall. A partir de mars 2018, les constructeurs devront intégré un système d’alerte automatique en cas d’accident et intégrer de fait une SIM à leurs véhicules. A raison de 15 millions de véhicules par an…De quoi donner un coup d’accélérateur.

En valeur, le marché de la connectivité atteindra 3,36 milliards d’euros en 2021. Tant à travers l’utilisation du smartphone que par le chiffre d’affaires généré par la connectivité directe des systèmes embarqués.

IoT : défis techniques et doutes persistants sur l’intérêt

Pour accompagner cette croissance escomptée, il faudra  devra néanmoins franchir les défis techniques notamment liés aux problématiques de sécurité. La consommation d’énergie de ces millions d’objets constitue un autre point bloquant. D’où l’émergence de technologie à basse consommation LPWA.

La capacité à interagir à distance sur les objets « par les airs » (over the air ou OTA) s’inscrit également dans les économies de gestion que ces derniers pourront apporter aux entreprises. Pas question, en effet, de dépêcher un technicien pour intervenir sur chaque objet à mettre à jour.

Enfin, les risques de fragmentation technologiques sont à prendre en compte alors que l’approche en silos reste la règle dans le monde industriel.

Notons enfin que les entreprises affichent toujours des doutes sur le modèle économique de certaines applications alors que le retour sur investissement rapide reste à prouver. Ce qui bloque les investissements.

De plus, l’IoT souffre encore du manque de reconnaissance auprès des groupes industriels alors qu’il est censé constituer un pilier de la transformation numérique.

L’effort d’évangélisation doit se poursuivre.


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