IPO USA : elles s’engouffrent à la suite de Groupon

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Angie’s List, Yeld, Zynga, Facebook… Les start-ups américaines candidates à l’IPO se précipitent à Wall Street. L’entrée en Bourse réussie de Groupon, début novembre, a ré-ouvert une fenêtre de tir pour les entreprises IT qui veulent tenter de séduire les marchés.

Début novembre, le site d’offres d’achats groupés Groupon a mis un pied à Wall Street, avec succès. Ayant levé 680 millions de dollars – pour seulement 5,5% de son capital ouvert ! – l’entreprise fort médiatique mais également controversée est désormais valorisée à hauteur de 12,6 milliards de dollars ! Le plus importante introduction d’une entreprise IT depuis Google. De quoi attiser les convoitises des jeunes pousses américaines qui envisagent de faire appel au marché boursier pour financier leur expansion.

Les introductions en demi-teinte de LinkedIn (réseau social professionnel) et Zillow (estimations immobilières), dont les titres malgré un fort démarrage se sont inscrits en recul dès clôture de la première séance, et surtout Pandora (web-radio) qui a terminé en dessous de son prix d’introduction, ont laissé à penser que la bulle internet en devenir se dégonflait. Groupon semble avoir enfin ouvert une nouvelle fenêtre de tir pour les entreprises IT américaines.

Les start-ups candidates attendaient impatiemment que Groupon essuie les plâtres avant de se lancer dans l’aventure IPO (Initial Public Offering). Première à suivre, Angie’s List, un site de critiques en ligne de services locaux. La start-up – déficitaire depuis sa création en 1995 ! – a particulièrement performé lors de son introduction le 17 novembre. Sa capitalisation boursière au Nasdaq, la Bourse américaine des valeurs technologiques, atteint 900 millions de dollars.

Zynga, éditeur de jeux pour les réseaux sociaux, a confirmé auprès de la SEC (Securities and Exchange Commission), le gendarme américain des marchés, son introduction… après Thanksgiving. Suivra Yeld Inc, encore un réseau social (yeld.com) mais tourné vers la recherche locale, qui tentera de lever 100 millions de dollars.

Mais le plus gros morceau attendu sera très certainement Facebook… Pas avant 2012 ? Aux dernières nouvelles, la société de Marc Zuckerberg aurait déposé un formulaire S1 auprès de la SEC. L’introduction du géant des réseaux sociaux pourrait donc bien intervenir dans les prochaines semaines. Et sa capitalisation boursière se placer entre 80 et 100 milliards de dollars ! De quoi relancer une bulle Internet dans le nuage américain… loin des turpitudes des Bourses européennes.


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