Iraq : la France bat les USA sur les mobiles

Régulations

L’affaire fait grincer des dents de l’autre côté de l’Atlantique ! Par le jeu des alliances et des contrats, les entreprises françaises sortent gagnantes du déploiement du GSM en Iraq

Afin de développer en Iraq le réseau de téléphonie mobile, le Dr Haider Al-Abadi, ministre iraquien des communications, a divisé le pays en trois : Nord, Centre (avec Bagdad) et Sud. A chaque région a été attribué un opérateur télécoms candidat, à charge pour lui de s’y déployer. Et le premier à remplir son contrat régional se voit octroyer l’autorisation de couvrir le pays entier !

Au Nord, le service sera proposé par Asia Cell, sous le contrôle de l’opérateur Koweitien Wataniya Telecom. Au Sud, le contrat a été remporté par Atheer Tel, un opérateur qui compte dans ses rangs la filiale koweïtienne de Vodafone, MTC. Ce dernier pourrait être le plus rapide à se déployer, car il possède une certaine avance, MTC fournissant depuis juillet un réseau GSM privé aux troupes britanniques et aux officiels iraquiens autour de Bassora. Mais la surprise pourrait venir du Centre, le c?ur de l’Iraq ayant été gagné par Orascom Telecom, un consortium emmené par le milliardaire égyptien Naguib Sawiris, et qui réunit en particulier le jordanien Alaa al-Khawaja et un groupe d’investisseurs iraquiens Allied SA. Mais surtout, Orascom est contrôlé par l’égyptien MobilNil et le français Orange, filiale de France Télécom. Ce qui explique peut être pourquoi le groupe a choisi Alcatel pour la technologie du réseau, ainsi que Motorola. Naguib Sawiris s’est fixé un objectif ambitieux: implanter et développer son service en moins de 60 jours ! Mais l’homme d’affaires dispose de ressources inattendues? N’est-il pas membre de la GSM Association ?


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