Kendall Collins (salesforce) : “Nous regrettons que Microsoft ne travaille pas avec nous”

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Entretien avec le directeur adjoint en charge de force.com, la plate-forme de développement de salesforce.com. Où l’on découvre deux évolutions futures majeures de force.com

Suite au partenariat avec Amazon, les développeurs peuvent écrire leurs programmes en PHP, quels seront les langages suivants ? Et où est stocké le code ?

Effectivement, nous commençons avec le langage PHP pour répondre à une forte demande des développeurs de force.com. Il est simple et très apprécié. Puis viendront logiquement et à peu d’écart les langages Python, Java et Ruby On Rails. C’est plutôt une question de timing, et de demande.

Le code généré est stocké sur Amazon. En fait, une image IMA est montée avec un service PHP, de façon transparente pour le programmeur, et assure le lien avec Amazon. Le développeur lui rédige son programme en PHP sans se poser de questions à ce sujet, comme à son habitude, en accédant à des fonctions et services PHP.

Disposez-vous de solutions pour manager ces développements distribués qui peuvent vite se transformer en cauchemars ?

Certes, le développement distribué peut vite devenir complexe. Néanmoins, toutes les applications existantes sur force.com sont distribuées entre composants force.com ou résidant dans le système d’information des entreprises. Certains de nos clients utilisent d’ailleurs des solutions classiques pour gérer ces aspects.

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Actuellement, nous avançons étape par étape. Après ce partenariat, nos équipes de développement réagiront selon les attentes. Par ailleurs, l’écosystème de force.com avec tous ses développeurs est à même de concevoir ce type d’application si la demande se précise. On le constate d’ailleurs lors des rassemblements de développeurs force.com, très créatifs et réactifs. Les idées fusent dans tous les sens et donnent parfois naissance à des projets concrets.

Quelles sont les prochaines évolutions de force.com ?

Le stockage de données massives nous semble intéressant dans le cadre d’applications générant d’importants volumes d’information comme les activités de call-centers, ou de vente de détail [retail].

Et qu’en est-il de votre accord avec Amazon ?…

Sourire…

Autre axe de développement, ce que nous appelons “le Package Manangement”. Comme vous le savez, notre plate-forme est multi-tenant [NDLR : une architecture unique pour toutes les applications et tous les utilisateurs]. Et nous disposons de nos outils pour assurer la qualité de service, anticiper les pannes, suivre les performances, etc. Nous souhaiterions mettre à disposition des éditeurs d’application force.com cet outillage. Non pas pour superviser force.com, mais pour leur propre application. En effet, elle est aussi multi-tenant [NDLR : encapsulée dans l’application multi-tenant fore.com, vous suivez ? Poursuivez !], puisqu’elle hérite de nos caractéristiques multi-tenant. Il leur faut donc disposer de leurs propres indicateurs d’application multi-tenant. Ai-je été clair ? Il me semble. Et vous y travaillez seuls ?

Nous y travaillons. Mais comme toujours, nous discutons aussi avec les éditeurs spécialisés. Car, au-delà des piques qui plaisent toujours aux journalistes que les éditeurs en vue, Marc Benioff et salesforce .com cherchent à travailler et à discuter avec tout le monde. Nous regrettons d’ailleurs que Microsoft ne souhaite pas discuter avec nous.

À bon entendeur…


Auteur : José Diz
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