La Hollande, le pays du fromage… et de l'open source

Régulations

Le gouvernement néerlandais a fixé à avril 2008 la date butoir pour que ses administrations passent à l’open source

Deux commissions parlementaires néerlandaises ont unanimement approuvé la décision de leur gouvernement de se lancer dans le monde du logiciel open source. En conséquence, et à partir du mois d’avril prochain, le ministère de l’Economie a confirmé que les administrations de ce pays devront s’équiper avec ces logiciels.

Cette décision ne signe pas pour autant la fin des logiciels propriétaires, que Microsoft se rassure ! En revanche, selon les nouvelles règles mises en place, l’utilisation d’un programme ou d’un format propriétaire devra être justifiée.

On imagine bien que c’est principalement Microsoft, avec Windows et Office, qui est visé. A ce titre, l’échec de la première négociation de l’ECMA avec l’ISO, le format OOXML (Open Office XML) n’étant toujours pas porté au rang de standard, aurait influencé la décision du gouvernement hollandais.

Hans Bos, le porte-parole de Microsoft Netherlands, a indiqué que le format Word reste pour le moment une alternative à égalité. Mais il ne s’y est pas trompé, et a indiqué son impatience à voir OOXML devenir un standard, ce qui permettrait que qualifier le format, selon son expression, d’open source !

A y regarder de plus près, il semble que la décision s’articule plutôt autour d’un choix économique, avec des économies d’échelle importante grâce au modèle du logiciel libre. Le gouvernement néerlandais a ainsi estimé que pour les seuls registres des citoyens, l’économie annuelle serait de l’ordre de 8,8 millions d’euros.

En tout cas, à compter d’avril 2008, les organisations gouvernementales néerlandaise au niveau national devront toutes sauvegarder leurs documents au format ODF (Open Document Format), puis dés 2009 aux nivaux régional et local.


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