La Norvège brade une licence UMTS à 7 millions d’euros…

Régulations

L’opérateur 3 remporte le lot pour… 7,6 millions d’euros. Il était le seul en lice

L’UMTS ne fait plus rêver les opérateurs, au contraire, il pourrait s’apparenter à un cauchemar, vu les investissements abyssaux nécessaires et les retards d’exploitation. Une vision qui n’est pas partagée par l’opérateur 3, filiale du hong-kongais Hutchison: il a sauté sur l’occasion norvégienne.

Le pays proposait en effet deux licences 3G en plus des deux déjà attribuées à Telenor et à NetCom. Mais elle n’a reçu qu’une seule offre d’un montant de 62 millions de couronnes (7,65 millions d’euros), celle de 3. Une somme dérisoire comparée, par exemple, aux 51 milliards d’euros déboursés par les lauréats des six licences allemandes en août 2000. Somme dérisoire Il faut dire que de nombreux groupes avaient déjà jeté l’éponge. L’opérateur suédois Tele2 a décidé l’an dernier de renoncer à sa licence UMTS norvégienne car la construction du réseau 3G lui aurait coûté 500 millions d’euros, une somme jugée trop élevée. Une quatrième licence appartenait à l’opérateur norvégien Enitel et au finlandais Sonera – aujourd’hui fusionnés au sein du groupe suédois TeliaSonera – mais elle leur a été retirée lorsqu’Enitel a fait faillite en 2001. Niclas Lilja, porte-parole de 3, a confirmé que l’entreprise compte investir 2,3 milliards de dollars (2,13 milliards d’euros) dans la construction de réseaux 3G en Scandinavie, mais n’a pas précisé le budget attribué au système norvégien. Le conglomérat fait donc une très bonne affaire même si les retours sur investissements sont très flous. Mais 3 joue les pionniers. Il est l’un des seuls opérateurs à avoir lancé, concrètement, la 3G dans certains pays. Même si ce sont des lancements plutôt symboliques.


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