Micro-paiement et m-paiement : un marché encore immature

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Selon une étude de l’IDATE, l’essor du paiement électronique pour le grand public dépendra des solutions qui vont s’imposer tant pour le micro-paiement en ligne que le m-paiement

Le commerce électronique est certes en croissance, mais aucun système de paiement autre que la carte bancaire n’a réussi à s’imposer de façon durable, en particulier pour les montants de faible valeur. Dans une étude intitulée

“Le paiement électronique grand public : quel avenir ?”, publiée le mois dernier, le cabinet IDATE passe au peigne fin les solutions et les acteurs du marché. Et il en analyse les perspectives futures. Une dématérialisation accrue des moyens de paiement Chaque année de nouveaux moyens de paiement électronique voient le jour. Ainsi, rien qu’en Europe, l’EPSO (Electronic Payment Systems Observatory) dénombre au moins 150 solutions disponibles ou en cours de déploiement. Si ces dernières ne parviennent pas à franchir les frontières, elles sont nombreuses également à avoir déjà disparu, à l’image de sociétés comme Beenz ou Flooz. Avec l’essor des paiements par carte de crédit, la dernière décennie est marquée par une dématérialisation des modes de paiement. Au détriment de moyens classiques que représentent les pièces de monnaie, les billets de banques ou les chèques, la carte de crédit a su s’imposer un peu partout, et principalement en Amérique du Nord. En effet, certains pays européens comme le Royaume-Uni, la France et surtout l’Allemagne ont aussi fait la part belle à d’autres solutions comme le virement bancaire. L’étude d’IDATE précise que si la part du commerce électronique demeure encore limitée en valeur – 1,5% des ventes de détail – la croissance soutenue dont elle fait déjà preuve en 2003 – +25% entre le premier et le deuxième semestre – laisse entrevoir une accélération encore plus forte de celle-ci sur la période 2005-2006. Le développement du micro-paiement et du m-paiement Le micro-paiement électronique est principalement utilisé pour effectuer des petits achats en ligne, comme la musique. Mais une autre forme de paiement progresse également : il s’agit des services offerts aux utilisateurs de téléphones portables, tels que les SMS ou les téléchargements de sonneries et de logos. En 2003, l’IDATE évalue les revenus liés à cette activité à quelque 3,7 milliards d’euros. Dans de nombreux pays, des initiatives ont vu le jour afin de regrouper les banques ou les opérateurs de téléphonie mobile autour de projets de m-paiement, où le porte-monnaie électronique est intégré dans le téléphone portable. Ainsi en Espagne, les opérateurs et les banques se sont regorupés autour de Mobipay. Mais à l’heure actuelle, ce marché du m-paiement est essentiellement asiatique. La région représente en effet les deux tiers d’un gâteau de près de 2,6 milliards d’euros. Alors que l’Amérique est nettement en retrait, l’Europe pourrait toutefois rattraper l’Asie dès 2006. D’après l’étude, les perspectives de croissance sont telles que le marché pourrait atteindre 17 milliards d’euros à l’horizon 2009!


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