Motorola : la descente aux enfers continue

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Rien ne va plus pour le numéro 3 mondial du mobile qui creuse encore ses pertes

La chute s’accélère pour Motorola. Malgré un plan drastique de restructuration et de contrôle des coûts, l’équipementier américain s’est encore enfoncé au premier trimestre.

Alors que Nokia affiche des résultats flamboyants, Motorola fait état d’une perte nette de 194 millions de dollars, contre un bénéfice au quatrième trimestre 2007 de 100 millions de dollars (lui même divisé par six en un an) et une perte de 181 millions il y a un an. Sur l’année 2007, l’équipementier affichait déjà une perte nette de 49 millions de dollars.

Le chiffre d’affaires dévisse de 21% à 7,45 milliards de dollars, entraîné encore une fois par la faiblesse des ventes de mobiles (-39% à 27,4 millions d’unités) où Motorola semble avoir perdu la main depuis le succès de ses précédents modèles. Par ailleurs, très exposé sur le marché américain, Motorola subit le ralentissement économique du pays.

Pas de quoi redonner de l’air à une action qui a perdu plus de 40 % depuis le début de cette année.

Dépossédé en 2007 de la deuxième place mondiale dans les mobiles par Samsung, le groupe américain multiplie les pertes, conséquence de ses mauvaises ventes de mobiles dans le monde.

Sous la pression de l’actionnaire-raider Carl Icahn, la division téléphonie mobile a été séparée du groupe… Dans les faits, l’entité Motorola sera divisée en deux sociétés distinctes qui seront chacune cotées en bourse. La première aura pour mission de conserver et relancer l’activité dans les équipements et les réseaux.

L’objectif de la seconde sera de se concentrer sur les actifs du groupe dans le domaine des téléphones portables et relancer cette activité. En effet, précisons que ce segment ne représente que 52% du chiffre d’affaires du groupe contre les deux tiers en 2006.

“Cette solution offrira davantage de flexibilité, des structures financières plus fines et une gestion à la précision renforcée” explique à la presse Greg Brown, actuel p-dg du groupe.

Pour redresser la barre, l’équipementier a annoncé début avril une nouvelle suppression de 2.600 emplois. Ce dernier plan social cumulé aux précédents porte le nombre total de suppressions à 10.000.


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