Nortel : le bateau coule, les primes aussi

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L’équipementier en faillite a été autorisé à verser plus de 7 millions de dollars de bonus à ses haut dirigeants

Le versement de primes par des entreprises pourtant en grandes difficultés suscite la polémique. Mais le scandale provoqué s’arrête souvent aux portes des entreprises. Si en France, certaines d’entre elles ont fini par céder sous la pression (épisode de la Société Générale), outre-Atlantique, ce type de décision est validé par la justice.

Ainsi, des tribunaux américains et canadiens viennent d’autoriser Nortel, pourtant sous la protection du Chapitre 11, c’est-à-dire quasiment en faillite, à verser à ses haut dirigeants pour 7,3 millions de dollars de primes.

Explication officielle : retenir les managers pendant la restructuration engagée par le premier équipementier télécoms nord-américain.

Même au pays de l’ultra-libéralisme, cette décision provoque le scandale. Notamment chez les employés licenciés qui avaient saisi la justice afin de s’opposer à ces primes. Ils réclamaient le versement des indemnités de licenciement qui leur avaient été refusées en raison du placement de Nortel sous la protection des tribunaux, début janvier.

Visiblement, les simples salariés de Nortel n’ont pas de rôle à jouer dans l’éventuel redressement du groupe…


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