Oracle – sans Sun – surprend positivement les investisseurs

Logiciels

Les chiffres du 4è trimestre, comme ceux de l’année fiscale sont meilleurs que ceux prévus, malgré un recul des ventes

Oracle a publié, ce 24 juin, des chiffres tout à fait honorables dans le contexte de crise actuel.

Le résultat net et le chiffre d’affaires du 4è trimestre (au 31 mai) sont supérieurs aux prévisions mais ils reculent, respectivement, de -7,2 %, à 1,89 milliard de dollars, et de – 5,2 %, à 6,86 milliards.

En revanche, sur l’année fiscale, Oracle enregistre finalement un résultat net, record, en hausse de +1 %, à 5,59 milliards, soit 24 % du chiffre d’affaires,lequel s’élève à 23,3 milliards (lui-même en hausse de 4 %).

Au tableau noir, à noter cependant, que les ventes de nouvelles licences Oracle ou autres ont baissé de -13 % durant ce 4è trimestre et de -5 % sur l’ensemble de l’année.

Nous avons pris des parts de marché à SAP“, s’est réjoui Charles Philips, ‘vice-président’ d’Oracle. Comme SAP, Oracle envisage de se tourner vers des formules locatives de ses logiciels, comme pour du service – c’est le fameux modèle économique SaaS (software as a service), qui doit encore, néanmoins, faire ses preuves.

C’est la première fois depuis 2002, qu’Oracle voit ses revenus à la baisse. Ce sont surtout les ventes de nouveaux logiciels qui ont souffert de la crise, car beaucoup d’entreprises ont reporté leurs achats.

Et la prudence reste de mise: pour le 1er trimestre, en cours, Oracle prévoit encore une baisse située entre -1% et -4%, par rapport à l’an passé. Mais cela n’empêcherait pas le géant du logiciel de gagner encore des parts de marché.

Quel sera l’impact de Sun?

Il reste la question fatidique : le rachat de Sun Microsystems pour 7,4 milliards de dollars plombera-t-il le géant du logiciel?

L’acquisition sera finalisée cet été après l’assemblée générale des actionnaires de Sun prévue le 16 juillet. On évoque, ici ou là, des risques de “fortes turbulences” (le quotidien Les Echos).

Il est vrai que le marché du ‘ hardware’ est beaucoup plus sous pression que celui du logiciel. Mais il est vrai que Sun, inventeur de Java notamment, et de Solaris, réalise une large partie de son chiffres d’affaires avec le logiciel. Selon Larry Ellison, patron d’Oracle, Sun devrait contribuer au “bénéfice opérationnel” du nouveau groupe, après consolidation comptable, pour 1,5 milliard de dollars en 2010.


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