Oracle Sun: Scott McNealy fait ses adieux

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La page va être définitivement tournée avec le départ de Scott McNealy, mythique fondateur de Sun, pionnier de la Silicon Valley, qui va en laisser quelques uns orphelins

La Silicon Valley se prépare à un deuil. Une figure emblématique de l’âge d’or de l’informatique a fait ses adieux.

Nos confrères de eWeek ont eu accès à un e-mail envoyé par Scott McNealy à tous les collaborateurs de Sun Microsystems, e-mail où il confirme ce que tout le monde subodorait: il se retire; il n’y a plus de place pour lui dans le groupe Oracle. Le fondateur et ‘chairman‘ quittera son poste “rapidement“, avant que les déménagements et autres ré-aménagements ne soient lancés.

Dans ses adieux, un peu pathétiques, il déclare sa fierté du travail accompli par Sun et sa fierté des contributions que la compagnie a apporté à toute l’industrie ‘high tech’

Il y exprime également quelques regrets ou plutôt des remarques chargées d’ironie, comme celle-ci : Sun se serait peut-être laissé aller à son élan. La compagnie aurait été parfois plus brillante pour inventer des trucs plutôt que de générer du business…

Et il ajoute non sans ironie: “J’aime plus l’économie de marché et le capitalisme que je n’aime mon entreprise”.

Enfin, il déclare laisser au patron d’Oracle, Larry Ellison, “un bijou de l’industrie high tech“.

Il est vrai que Sun, malgré quelques tergiversations notamment au sortir de l’explosion de la bulle Internet (en 2003), aura réussi de jolis coups, notamment avec son langage d’exploitation Solaris. La compagnie aura pris des paris audacieux et courageux avec ses processeurs Sparc et UltraSparc (avec le soutien de Fujitsu), et imposé la langage Java, pourtant initialement décrié par certains.

Jonathan Schwartz, lui aussi…

Par ailleurs, il semble que l’actuel dg de Sun, Jonathan Schwartz, ne restera pas non plus au sein du nouveau groupe Oracle. Rien d’officiel encore à son sujet, mais des beaucoup croient savoir que son départ est également programmé.

La bonne raison? Larry Ellison n’aurait jamais laissé en place les dirigeants des sociétés qu’il a rachetées (cf. JD Edwards, Siebel, PeopleSoft…)

A noter que dans un entretien avec le Wall Street Journal, le patron d’Oracle a fait savoir qu’il comptait recruter 2.000 personnes dans les services commerciaux et l’ingénierie.

Mais il n’a pas redit comment l’effet de “synergie” (expression pudique des milieux boursiers pour signifier les postes redondants à supprimer) impactera le rapprochement des départements administratifs, comptables et financiers – mais aussi marketing. Vraisemblablement plusieurs milliers.

Bref, la Silicon Valley aura vu disparaître ses pionniers, les derniers des Mohicans, dont Steve Jobs reste encore un incroyable et quasi unique specimen survivant.

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