P2P: la RIAA lance une nouvelle vague d’inculpations aux USA

Sécurité

La redoutable association annonce qu’elle poursuit 477 internautes supplémentaires. Depuis septembre, 2.450 procès ont eu lieu

L’association des maisons de disque US, la RIAA, persiste dans sa politique du tout repressif dans sa lutte contre le piratage musical. 477 internautes supplémentaires vont être poursuivis pour violation du droit d’auteur et téléchargement illégal de musique. La RIAA a identifié les suspects uniquement avec leur adresse IP, depuis qu’une décision de justice, en décembre dernier, a appuyé Verizon Communications en considérant que les fournisseurs d’accès à internet (FAI) n’avaient pas à révéler le noms de leurs utilisateurs en cas d’assignation. Depuis septembre dernier, l’association a mené 2.454 procès et a réglé 437 d’entre eux à l’amiable pour environ 3.000 dollars (2.537 euros) chacun. La RIAA ne change pas de ligne de conduite, alors que se multiplent les critiques à son encontre. Il y a d’abord eu cette étude universitaire démontrant que le peer-to-peer (Kazaa, eMule, eDonkey…) n’avait pas une incidence majeure sur les ventes de disque (lire notre article). Alors qu’il s’agit de l’argument principal des majors pour poursuivre les internautes. Et même si certains sondages (forcemment faussés car déclaratifs) tentent de démontrer que les utilisateurs de Kazaa sont moins nombreux, force est de constater que les procès contre les internautes n’ont pas l’effet escompté. “Il y a des consommateurs qui deviennent plus conscients de la question des procès et il y a des millions d’autres qui utilisent toujours ces applications d’échanges de fichiers”, explique Mike McGuire, analyste chez GartnerG2.


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