Paris sous la menace des cybercriminels

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Le rapport « Riskiest Online Cities » de Norton place Paris en quatrième position des dix plus grandes villes européennes en matière de risques potentiels les plus élevés face à la cybercriminalité.

Comment mesurer le cybercrime urbain, c’est-à-dire le risque affiché par les villes en matière de cybercriminalité ? Pour Symantec et sa filiale Norton, la réponse tient dans la mesure du nombre de points d’accès Wifi, des attaques de logiciels malveillants et des programmes robots (bots) par ville, rapportée à l’usage d’Internet et des réseaux sociaux par ses habitants.

« Pour déterminer le classement des villes connectées qui courent le plus de risques, nous avons pris en compte un certain nombre de facteurs susceptibles d’avoir un impact sur la sécurité en ligne », explique Bert Sperling, fondateur de Sperling’s BestPlaces et principal chercheur de cette étude. « En étudiant les données relatives aux habitudes des utilisateurs et à la cybercriminalité fournies par Symantec, fabricant des solutions de sécurité Norton, nous sommes en mesure de présenter une vision globale des différents facteurs entraînant des risques potentiels pour les utilisateurs. »

Une fois l’équation posée, l’étude « Riskiest Online Cities » de Norton aboutit aux conclusions suivantes : Manchester (Royaume-Uni) occupe la place de numéro 1. La ville détient le plus grand nombre de points d’accès Wifi et d’attaques de logiciels malveillants. Suivent Amsterdam (Pays-Bas) et Stockholm (Suède), la ville dans laquelle Internet, les smartphones et les réseaux sociaux sont les plus utilisés.

Paris, dans le Top 5

Paris se place en quatrième position. Cette ville semble concentrer tous les maux puisque Norton nous indique que si elle affiche des données moyennement élevées par rapport à d’autres villes européennes en matière de cybercrimes (tels que le nombre d’attaques par les logiciels malveillants ou le nombre de programmes robots par ville), il existe une quantité importante de points d’accès Wifi potentiellement non sécurisés à Paris, ainsi qu’une utilisation assez importante d’Internet et des réseaux sociaux.

Figurent également au Top 10 et dans l’ordre : Londres (Royaume-Uni) ; Dublin (Irlande) ; Milan (Italie), qui détient le score global lié à la cybercriminalité le plus élevé, en particulier concernant le nombre d’adresses IP envoyant des spams et le nombre de tentatives d’attaques sur le Web, mais qui ne doit sa place (7) qu’à son faible taux de PC personnels et à l’utilisation peu répandue d’Internet, des points d’accès Wifi et des réseaux sociaux ; idem pour Rome (Italie) ; puis Barcelone (Espagne) ; et Berlin (Allemagne), qui affiche les chiffres les plus bas en matière de cybercriminalité, dont le nombre de programmes robots par ville et d’attaques de logiciels malveillants.

Et Norton de conclure par trois conseils pleins de bon sens : prendre des précautions lors de l’utilisation de points d’accès Wifi, et en particulier se connecter à un réseau sécurisé pour effectuer des achats ou accéder à des services bancaires en ligne ; utiliser un mot de passe complexe et unique pour chaque site, le plus aléatoire possible, avec des majuscules, des minuscules, des signes et des chiffres, et le modifier régulièrement ; enfin, se tenir informé.


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