Qimonda dépose le bilan

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Malgré un plan de sauvetage, le fabricant de mémoires n’est pas parvenu à redresser la barre

C’en est presque terminé pour Qimonda. Le fabricant de mémoires vient de déposer son bilan auprès d’un tribunal de Munich, nous apprend Reuters ce vendredi. Tout est allé très vite pour cette filiale mémoires DRAM de l’allemand Infineon qui en possède 77%.

En décembre 2008, le groupe prévient être plus mal et indique être en négociations avec des partenaires pour assurer sa survie. Il faut dire que le marché des mémoires ne joue pas en faveur de la société allemande. Le recul du prix des mémoires (baisse de 40%) éloigne depuis de longs mois Qimonda de toute profitabilité et ce malgré un plan de restructuration lancé en octobre qui prévoit la suppression de 3.000 postes sur un total de 13.500 et la fermeture de deux usines. Une situation qui pousse Infineon à céder au plus vite la majorité de sa participation dans Qimonda.

Trois semaines plus tard, un accord entre le Land de Saxe, Infineon et une banque d’investissement du Portugal, est trouvé pour sauver la tête de l’entreprise. Le Land de Saxe apporte un crédit à hauteur de 150 millions d’euros, Infineon contribue pour 75 millions d’euros et la banque portugaise pour 100 millions d’euros, soit un total de 325 millions.

Mais ce plan n’a pu être mis en oeuvre, faute de garanties financières suffisantes de la part de Qimonda. Par ailleurs, plusieurs sources proches du dossier avaient dit jeudi à Reuters que Qimonda aurait peut-être besoin de 300 millions d’euros supplémentaires pour son sauvetage. Une somme qui visiblement n’a pas été obtenue.

Qimonda employait fin 2007 quelque 13.500 personnes dans le monde dont 5.000 en Allemagne, principalement en ex-RDA.


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