Red Hat livre ses prédictions 2012 pour les OS d’entreprise

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Optimisation du coût des SI, explosion de la taille des infrastructures, généralisation du cloud : voici les trois défis auxquels les systèmes d’exploitation devront répondre en 2012… selon Red Hat.

L’équipe de développement de la Red Hat Enteprise Linux tente de déterminer quels seront les besoins en 2012 sur le terrain des systèmes d’exploitation d’entreprise. Premier constat, dicté directement par la situation économique, les professionnels devront faire plus avec moins. Un grand classique, qui a été au cœur de la stratégie des entreprises ses dix dernières années, et qui ne devrait pas changer en 2012, les budgets alloués aux directions informatiques restant stables ou en légère progression.

Les OS pourront aider les professionnels dans cette nécessaire chasse au gaspi, en proposant une meilleure utilisation des ressources, laquelle passera par une consolidation des infrastructures… elle-même facilitée par la virtualisation. Certaines tâches d’administration pourront également être automatisées, ou gérées en libre-service par les utilisateurs. Enfin, les OS devraient progresser dans le secteur de la gestion de l’énergie, ce qui aura un impact sur la consommation des datacenters.

Des infrastructures de plus en plus massives

Red Hat estime que la demande en termes de capacité, de performance applicative et de volume de données va continuer à croitre de façon massive. Ce mouvement favorise les architectures de type “scale-out”, où la montée en puissance s’effectue en ajoutant des nœuds à un cluster, composé de préférence de machines « classiques » (comme des serveurs x86). En 2012, l’explosion de la quantité de données à traiter pourrait provenir de secteurs comme la mobilité, le commerce électronique ou l’exploitation toujours plus fréquente de données non structurées.

Ceci s’accompagne d’une multiplication des types de terminaux, qui se traduira par une montée des besoins en termes de langages de programmation et de frameworks multiplateformes. Les professionnels seront ainsi plus que jamais demandeurs de solutions capables de créer des applications classiques, mobiles ou cloud. Au cœur de ce dispositif, nous devrions trouver les applications web, toujours plus présentes, et une émergence des offres PaaS (Platform as a Service).

Du cloud et encore du cloud

Les responsables de Red Hat rappellent enfin que si le cloud computing est un sujet médiatiquement brulant, les entreprises sont loin d’avoir toutes adopté cette approche. Le mouvement de migration vers la virtualisation et le cloud devrait donc se poursuivre courant 2012.

L’éditeur américain estime que le cloud hybride sera privilégié par les professionnels. Il permet en effet de conserver l’infrastructure existante, tout en offrant de l’étendre – à la demande – au travers de services de cloud public. Une bonne manière pour les entreprises de répondre à la problématique de gouvernance de leurs données et de gérer au meilleur prix leurs pics de charge. Cette approche hybride s’appliquera également à la virtualisation, qui ne sera pas utilisée pour tous les types de tâches.

Crédit photo : © Red Hat


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