Timide retour à la croissance en 2010 pour l'informatique française

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Selon le Syntec Informatique, le secteur des logiciels et services et parvenu à limiter les dégâts en 2009.

Le secteur informatique français a limité les dégâts en 2009. « Dans une économie connaissant sa plus forte récession depuis l’après-guerre, le marché français des Logiciels & Services devrait enregistrer un repli compris entre 2 et 3% », note le Syntec Informatique qui a fait un point sur l’activité de l’industrie vendredi 6 novembre. Si elle aurait donc pu être plus importante, cette baisse n’en marque pas moins un fort contraste avec les quatre années précédentes de hausse supérieure à 5 %.

Le secteur limite donc la casse, notamment en regard des 7 % de réduction des investissements en France. « Néanmoins, note le Syntec, les volumes sont restés soutenus, témoignant du caractère stratégique de la dépense IT, qui n’est plus une variable d’ajustement en période de crise. »

Les secteurs publics, en premier lieu, suivis de ceux de l’énergie et des «Utilities» sont restés dynamiques, préservant ainsi l’activité informatique. Même le secteur de la finance « donne des signes de redémarrage ». En revanche, l’industrie et la distribution subissent des situations plus « contrastées ».

L’édition de logiciels connaît globalement un repli de 2,5 % sauf dans l’embarqué qui reste dynamique avec une progression de 3 % attendue. Si la tendance de l’activité Conseil et Service est dans la moyenne (-2,5 %), « le contexte est particulièrement défavorable au Conseil et à l’Assistance Technique qui pourraient régresser tous deux de 6% », note l’organisation. L’infogérance applicative et d’infrastructure continuent leur croissance à respectivement 4 et 2,5 %.

Au risque d’accélérer les opérations de délocalisation des services? Pas nécessairement. Selon le Syntec, « l’offshore ne profite pas du contexte économique pour accélérer sa progression, mais demeure un élément incontournable dans la majorité des grands contrats ». Bref, l’industrie conserve un status co qui évoluera peut-être avec la sortie de la crise.

Laquelle est annoncée pour 2010, au second semestre plus particulièrement. Le Syntec prévoit une croissance de l’activité comprise entre 0 (sic) et 2 % pour l’année prochaine. Le dynamisme constaté du côté de l’externalisation et la rationalisation de la fonction informatique, de la mise en conformité avec les nouvelles normes économiques et environnementales, la reconfiguration de l’économie (notamment dans le secteur bancaire) et l’innovation en matière de mobilité, Green IT, informatique embarquée ou dématérialisation, devraient participer au retour de la croissance.

Les chefs d’entreprise anticipent d’ailleurs un retour à la normale des cycles de décisions des clients et la multiplication des projets. « Le sentiment général est que le ‘pire est dernière nous’», confirme le Syntec.

Mais ce retour à la croissance risque de ne pas profiter à l’emploi. Si le syndicat prévoit « une légère hausse des recrutements en 2010 », elle ne compensera probablement pas les 7 à 10 000 postes perdus en 2009 malgré 16 000 à 20 000 embauches pour l’année évaluées par le Syntec et qu’il restera à confirmer. Le secteur emploie environ 365 000 personnes en France pour un volume d’affaires annuel de 42 milliards d’euros.

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Le secteur des logiciels et services en France baisse de 2 à 3% en France en 2009 selon le Syntec Informatique.

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