En Ukraine, la tension monte et les cyberattaques se multiplient

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cyberdéfense sécurité défense nationale (crédit photo © jcjgphotography - shutterstock)

À l’heure du bras de fer entre l’Ukraine et la Russie, les attaques par déni de service menées pour ou contre l’intervention russe en république autonome de Crimée se multiplient. Le réseau télécoms ukrainien et des sites d’information russes et ukrainiens sont ciblés.

Alors que la diplomatie occidentale tente de mettre un terme à la crise ukrainienne, les cyberattaques menées par des défenseurs et des opposants à l’intervention russe en Crimée, république autonome rattachée à l’Ukraine, montent en puissance.

Les attaques par déni de service

Comme pour d’autres conflits, de la confrontation entre l’Estonie et la Russie, au printemps 2007, à la guerre civile qui frappe la Syrie depuis trois ans (lire : Cyberguerre en Syrie : des hommes et des armes), les attaques par déni de service distribué (DDoS) se multiplient. Les cyberattaques liées à la montée des périls en Crimée sont aussi bien dirigées contre des sites ukrainiens pro-russes que contre ceux favorables à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

Les sites ukrainiens d’actualité proches de l’opposition pro-occidentale seraient en « état de siège » quasi-permanent, d’après des spécialistes de la sécurité informatique cités par le New York Times. Et le site web de Russia Today (RT.com), chaîne d’information internationale financée par le Kremlin, est également ciblé par des hackers. Ces derniers ont remplacé le mot « Russie » par le terme « nazi » dans certains articles publiés sur le site.

Le réseau télécom de l’Ukraine visé ?

Le système de télécommunications de l’Ukraine aurait également été attaqué via des équipements installés en Crimée. Les téléphones mobiles de parlementaires auraient été visés. « Je confirme qu’une attaque IP ciblant des téléphones mobiles de membres du parlement ukrainien est en cours pour la deuxième journée consécutive », a assuré à Reuters, mardi 4 mars, Valentyn Nalivaichenko, chef du service sécurité d’Ukraine (SBU).

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Auteur : Ariane Beky
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