Virtualisation: des entreprises doutent de l’intérêt économique…

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63% des managers IT se disent déçus du coût du déploiement de solution de virtualisation. Une étude de CA Technologies.

Après l’engouement, les désillusions! Dans les célèbres tendances ‘hype’ dessinées par le cabinet Gartner, on constatait récemment que le ‘cloud computing’ était déjà passé de mode et que les premières objections ou désillusions surgissent en ce moment (cf. article : ‘Le ‘cloud’ décroche‘). De même, dans le domaine du stockage, les déçus seraient nombreux (cf. article: ‘Un tiers des entreprises françaises déçues par la virtualisation du stockage‘)
Dans une étude auprès de 460 responsables IT de grandes et moyennes entreprises, l’éditeur CA Technologies révèle que 63% d’entre eux se déclarent déçus lorsqu’ils font les comptes du déploiement de leurs solutions de virtualisation -et, au delà, leur projet de  ‘cloud computing’. Et pourtant, ils confirment majoritairement qu’ils ont bien l’intention de déployer ces nouveaux outils et services dans les 3 à 5 ans qui viennent.

95% des managers IT interrogés déclarent avoir déjà implémenté des solutions de virtualisation, ou prévoient de le faire ou ont conduit un projet pilote.
Les deux principales raisons
invoquées pour justifier les technologies de virtualisation sont:
-la réduction des coûts (pour 85%) ;
-l’optimisation de l’utilisation des serveurs (pour 84%).

A retenir également:
. 63% des répondants disent qu’ils ont été décus par le montant des économies réalisées;
. 48% constatent notamment que la complexité de la virtualisation a induit de nouveaux coûts et que la plus grande partie de leur procédures de ‘provisioning’ se fait encore manuellement;
. 44% ont automatisé la plupart de leurs process de ‘provisioning’ avec toutefois quelques étapes manuelles; ceux-là constatent qu’ils ont réduit leurs charges de façon significative en déployant la virtualisation;
Bref, il existe bien une corrélation directe entre les économies de coûts et le niveau d’automatisation des services. Ainsi, 44% des entreprises où le provisioning des serveurs est automatisé font état d’économies significatives, et a contrario, 48% de celles où ce processus demeure manuel déplorent coûts additionnels induits par la virtualisation;
. 5% vont jusqu’à déplorer avoir constaté que la complexité de la virtualisation a généré des coûts supplémentaires dans leur organisation! Une petite minorité, il est vrai.

Etude CA sur virtualisation_aout2011_4
Etude CA sur virtualisation_aout2011_4

Quelques témoignages extraits de l’enquête sont révélateurs:
« La virtualisation est, ‘sur le papier’, un rêve absolu qui peut malheureusement se transformer en véritable cauchemar opérationnel ! » reconnaît Ian Watts, responsable technique de BT Americas (British Telecom). La gestion du changement induit en particulier de lourdes charges dans la mesure où chaque modification doit être ‘acceptée’ par l’ensemble des applications et des utilisateurs partageant les mêmes instances de virtualisation. Certes, de nombreuses entreprises ont bien constaté les bénéfices de la virtualisation à travers une baisse des coûts matériels et une meilleure utilisation des ressources serveur, mais ces progrès sont souvent oubliés faute de gains de productivité des équipes et des opérations au sein des datacenters. »

Pour sa part, on n’est étonné que CA Technologies prêche pour sa paroisse -vu son offre d’outils d’automatisation et de supervision:
« Cette étude rappelle que les bénéfices escomptés de la virtualisation et du cloud computing ne peuvent être pleinement obtenus qu’en rationalisant et automatisant préalablement les processus d’administration les plus récurrents » résume Roger Pilc, directeur de la division Virtualisation et Automatisation de CA Technologies.


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