Appels d'offres : les entreprises bretonnes signent peu en ligne

Régulations

Pourquoi les entreprises répondent peu aux appels d’offres publics de manière dématérialisée ? Mégalis, en Bretagne, scrute leurs inquiétudes

En Bretagne, une société sur deux environ affirme consulter les appels d’offres publics en ligne. Elles sont beaucoup moins nombreuses à répondre par ce même moyen. Pourquoi ? L’étude publieé le 11 mars et menée auprès de 400 entreprises bretonnes pour le compte de Mégalis, le syndicat mixte de la région, tente de répondre à ces questions, dans le cadre du projet européen Procure.

De manière générale, 35% des sociétés ne savent pas quelles améliorations leur faciliteraient l’accès à la commande publique, d’après l’étude, menée en février dernier. Si 12% des sociétés parlent d’allègement et de simplification des démarches, 4% seulement d’entre elles évoque le développement de la réponse par voie dématérialisée.

De fait, l’usage d’internet en la matière est encore peu diffusé. Environ une société sur deux consulte les appels d’offres publics sur Internet. Toutefois, cette proportion augmente dans les sociétés qui comptent plus de 50 salariés. Les sociétés de service sont les plus avancées, puisque les trois quart d’entre elles effectuent cette démarche, contre 41% dans le secteur de la construction.

Seconde étape : le téléchargement du dossier de consultation des entreprises,DCE. La moitié des sociétés interrogées l’ont déjà téléchargé. Là aussi, l’écart reste creusé entre les grandes entreprises ( de plus de 50 salariés) et les plus petites. Le secteur des services est toujours en tête. En revanche, les taux de réussite déclarés sont importants : plus du neuf dixième des entreprises parviennent a effectuer cette opération, et souhaitent recommencer. Parmi les difficultés rencontrées, elles évoquent des problèmes de téléchargement et de compatibilité. Pour améliorer la démarche, certaines proposent la standardisation des formats et des sites uniques de téléchargement.

13% d’adeptes de la signature électronique

Les chiffres chutent lourdement sur l’utilisation du certificat de signature électronique. 13% seulement des sociétés l’ont déjà testé. En revanche, les taux de succès déclarés de la procédure s’élèvent à 84%. Et c’est quasiment la même proportion d’entreprises qui veulent recommencer.

Parmi les sociétés qui n’ont jamais répondu de façon dématérialisée, 40% d’entre elles prévoient de le faire à court terme. C’est notamment le cas de celles qui comptent entre 20 et 50 salariés, et ont déjà entamé des procédures de dématérialisation.

A l’exception de cette catégorie d’entreprises, les sociétés sont encore environ une sur trois à penser qu’une réponse via Internet demeure plus risquée que par papier. En revanche, elles sont huit sur dix à considérer que cette démarche est moins onéreuse et plus rapide que le papier. Des caractéristiques considérées comme des avantages. Coté inconvénients, les réticences qui apparaissent concernent le respect de la confidentialité ou encore des problèmes techniques.

Pour dépasser ces blocages, Megalis annonce la constitution d’un groupe de travail, chargé de créer les conditions d’une mise en relation efficace des acteurs publics et des entreprises.


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