France Télécom: la crise se paie deux fois ?…

Réseaux

Il ne suffisait pas que les clients resserrent leur facture ou change d’opérateur. L’autre crise – interne – aurait  aussi un impact surtout à l’international

A la publication des chiffres du 3è trimestre, le groupe France Télécom (‘Orange’) se félicite de “compenser l’impact défavorable de la conjoncture économique et l’effet accru des mesures de régulation“.

Les analystes n’ont pas manqué de scruter les chiffres et d’y trouver un impact se rapportant à la crise sociale interne – la vague de suicide intervenue depuis février 2008.

Le 3ème trimestre 2009 est en diminution de 0,9% hors mesures de régulation (-3,7% en données à base comparable).

Depuis le 1er janvier (9 mois), le chiffre d’affaires s’établit à 38,1 milliards, en très légère progression : +0,4%

Et pour le trimestre écoulé, l’opérateur parle de “poursuite de la croissance de la base de clients, en hausse de +6,6% sur un an (189,1 millions de clients au 30 septembre 2009), avec une progression de 9,5% des clients des services mobiles (128,8 millions de clients au 30 septembre 2009)“.

Seuls les marchés de l’Afrique et du Moyen-Orient restent orientés à la hausse (+5,2%). “Les autres opérations [marchés, pays, NDLR] restent marquées par la détérioration de l’environnement économique, notamment la Roumanieavec un chiffre d’affaires en baisse de 18,1% et le secteur Entreprises qui s’inscrit en recul de 2,8% (données à base comparable)“.

Un mot du président

Lors du Conseil d’administration de ce 28 octobre 2009, le p-dg, Didier Lombard, a eu un mot pour les salariés:

« Dans un contexte économique, social et réglementaire difficile, le Groupe fait preuve de sa capacité à maintenir sa performance. Nous le devons à l’ensemble des salariés qui témoignent au quotidien de leur engagement pour la réussite du Groupe ; je tiens à les en remercier personnellement.

Il reste que, selon la presse économique (dont Les Echos ce 30/10), France Télécom serait bel et bien en train de payer (cher) la dégradation de son image de marque, y compris hors de l’Hexagone. Début octobre, le magazine Capital citait des sources internes évoquant des “désabonnements massifs” (cf. article).


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