La grille des salaires IT en France en 2014, selon Robert Half

DSIRégulations

Le cabinet de recrutement Robert Half Technologie établit une première estimation des salaires annuels moyens dans les systèmes d’information et le web en Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Rhône-Alpes. Sur les profils recherchés, la guerre des talents maintient le niveau des rémunérations des professionnels du secteur.

Le cabinet de recrutement Robert Half Technologie dresse un premier aperçu des rémunérations dans les métiers IT en Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Rhône-Alpes. La concurrence que se livrent les entreprises (SSII, éditeurs, start-up et départements informatiques de grands groupes) pour recruter préserve les rémunérations, d’après l’étude. L’enquête a été réalisée auprès de 200 DRH en France, elle est complétée d’une analyse des placements et entretiens de candidats effectués par Robert Half.

Plus de 100 000 euros par an pour les DSI

Les moyennes proposées sont exprimées en salaires annuels bruts fixes, hors bonus, primes, participation, intéressement et avantages. En PACA et Rhône-Alpes, les salaires sont moins élevés qu’en Île-de-France. Il faut donc compter entre 10 et 15% de moins sur les salaires inférieurs à 80 000 euros. Et de 5 à 7% de moins sur les salaires supérieurs à 80 000 euros par an.

Pour 2014, le top 20 des salaires annuels dans les systèmes d’information (infrastructure/développement) est le suivant :

  1. Directeur des systèmes d’information H/F (DSI) : entre 100 000 et 160 000 euros.
  2. Directeur technique : entre 75 000 et 120 000 euros.
  3. Directeur études et développement : entre 75 000 et 120 000 euros.
  4. Responsable de domaine SI : entre 75 000 et 120 000 euros.
  5. Directeur de projet : entre 70 000 et 110 000 euros.
  6. Architecte logiciel : entre 60 000 et 85 000 euros.
  7. Architecte réseaux télécoms : entre 55 000 et 85 000 euros.
  8. Administrateur bases de données : entre 50 000 et 80 000 euros.
  9. Expert BI : entre 50 000 et 80 000 euros.
  10. Chef de projet qualification logiciel / Test manager : entre 48 000 et 70 000 euros.
  11. Chef de projet (MOA/AMOA/MOE) : entre 42 000 et 70 000 euros.
  12. Ingénieur développement (PHP, Java, J2EE, C++, .Net…) : entre 40 000 et 65 000 euros.
  13. Ingénieur développement mobile (Android, iOS, Windows…) : entre 40 000 et 55 000 euros.
  14. Expert CRM : entre 35 000 et 45 000 euros.
  15. Gestionnaire bases de données : entre 30 000 et 35 000 euros.
  16. Administrateur système et réseau : entre 35 000 et 60 000 euros.
  17. Technicien support applicatif : entre 24 000 et 27 000 euros.
  18. Technicien système et réseau : entre 20 000 et 25 000 euros.
  19. Technicien helpdesk : entre 20 000 et 24 000 euros.
  20. Hotliner : entre 18 000 et 22 000 euros.

Des rémunérations en légère hausse

L’heure est plutôt à la prudence du côté des DRH, qui s’inquiètent des opportunités offertes à leurs meilleurs talents courtisés par la concurrence. « La rareté se paie au prix du marché. Il n’y pas d’envolée mais dans la sphère des postes web/digital, la tendance et le manque de recul conduisent à une tension légèrement haussière sur les salaires », explique à la rédaction Fabrice Coudray (en photo), directeur de Robert Half Technologie pour la France. « 2015 réservera probablement son lot de surprises » assure-t-il.

Cette année, le volume des postes à pourvoir devrait progresser de 5% dans les SI. Autre bonne nouvelle : pour les profils web – marketing inclus – 80% des missions confiées par les clients de Robert Half correspondent à des créations de postes. Pour les DSI, ajoute le spécialiste du recrutement IT, les responsables des ressources humaines recherchent essentiellement des profils « aguerris en management et contrôle des coûts, à l’aise avec les directions métier ». 

Rappelons toutefois que la profession continue à vivre avec un chômage endémique assez élevé. Fin février, la catégorie systèmes d’information des statistiques de Pole Emploi recensait 41 600 personnes sans emploi (catégories A, B et C). Le taux de chômage dans la profession serait inférieur à 7%. Un taux que conteste le Munci. L’association professionnelle d’informaticiens dit avoir obtenu les chiffres des demandeurs d’emploi IT dans « toutes les catégories d’inscrits et tous les codes Rome de nos métiers ». Avec ce mode de calcul, fin décembre 2013, le Munci estime que le taux de chômage des informaticiens en France est compris entre 8,7% (catégorie A) et 13% (toutes catégories).


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Auteur : Ariane Beky
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