L’Iran déploie son alternative à Internet

Régulations

Parallèlement au blocage de Google, les autorités de l’Iran ont connecté à un réseau intranet national l’ensemble des administrations du pays et, d’ici mars 2013, tous les habitants.

Internet ? L’Iran cherche l’alternative…

Cité par l’agence de presse Mehr, le ministre iranien délégué aux Communications et aux Technologies de l’information, Ali Hakim-Javadi, a déclaré dimanche que toutes les administrations du pays ont été connectées à un réseau intranet d’envergure nationale.

Le ministre a ajouté que ce réseau serait progressivement ouvert aux habitants, et ce d’ici mars 2013 d’après les médias iraniens.

Une guerre numérique ?

Officiellement destinée à renforcer la cybersécurité de la République islamique d’Iran dirigée par Mahmoud Ahmadinejad, l’initiative a été confirmée le jour même de l’annonce par la télévision d’État iranienne, du blocage de l’accès au moteur de recherche et à la messagerie en ligne de la société Internet américaine Google.

D’après une agence estudiantine, la publication ces deniers jours du film islamophobe « L’Innocence des musulmans » sur YouTube, plateforme vidéo dont Google est propriétaire, serait à l’origine de ce blocage. Cette hypothèse n’a pas été confirmée par les autorités iraniennes.

En revanche, échaudée par l’attaque des systèmes liés à son programme nucléaire en mars 2010 par le virus Stuxnet conçu aux États-Unis, Teheran a réaffirmé vouloir renforcer la sécurité de ses infrastructures.

Les critiques en Iran comme à l’international restent sceptiques. Il ne s’agirait pas uniquement de filtrer le Net, comme peut le faire la Chine, mais de se doter d’un réseau totalement séparé de la Toile mondiale… Reste à savoir si les Iraniens auront toujours la possibilité de se connecter à Internet et d’accéder à l’ensemble des données disponibles.

Crédit photo © Nmedia – Fotolia.com


Auteur : Ariane Beky
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