La croissance des ventes des ultrabooks supérieure à celle des tablettes ?

MobilitéPoste de travail
HP Folio 13 ultrabook

Juniper Research prête aux ultrabooks une croissance fulgurante sur les cinq années à venir. En dépit d’une progression trois fois moindre, les tablettes tactiles conserveraient toutefois la main sur le marché de la mobilité.

Auteurs d’un démarrage à tâtons, les utrabooks acquièrent graduellement leurs lettres de noblesse, si bien qu’il n’est plus exclu que leur aura, certes encore minime, en vienne à titiller les tablettes tactiles, sans néanmoins remettre en cause leur domination, tout du moins jusqu’à l’horizon 2016.

Ainsi s’énoncent les conclusions d’un rapport de Juniper Research. Le cabinet d’analyses britannique table en effet, pour les cinq années à venir, sur une progression régulière des ventes d’ultrabooks, nouvelles coqueluches d’Intel : 178 millions en circulation d’ici 2016. En parallèle, les ardoises, loin de s’afficher en retrait (253 millions d’unités), enregistreraient tout de même une croissance trois fois moindre par rapport à leurs homologues.

Dans l’absolu, quand bien même un tel tournant laisse volontiers augurer d’un retournement de situation à l’aube de la prochaine décennie, il convient de relativiser cette montée en puissance pour la confronter à une nécessaire diversification des logiques commerciales, sur un marché de la mobilité animé d’une nouvelle dynamique et d’autant plus concurrentiel que les irréductibles netbooks jouent toujours des coudes pour s’offrir cette seconde vie qu’AMD semble d’ailleurs résolu à leur octroyer.

De telles assertions paraissent faire sens, jusqu’à trouver consensus auprès des constructeurs (Dell, HP, Lenovo…) et fabricants de semi-conducteurs (Nvidia, Samsung, Texas Instruments) interrogés pour l’occasion. Quoique tardive alors que le MacBook Air s’est forgé une solide réputation d’ambassadeur depuis sa sortie en 2008, la segmentation de l’offre ultrabook contribuera selon toute vraisemblance à bouleverser les mœurs consommatrices, aguichant davantage un grand public encore sensible à une grille tarifaire exorbitante à de nombreux titres.

Les tablettes (encore) aux commandes

À cette image, Acer a consenti, moyennant une distanciation certaine vis-à-vis des conceptions originelles imposées par Intel (le châssis tout aluminium passe notamment à la trappe), à orchestrer une baisse générale des prix publics conseillés sur les ultrabooks Acer Aspire S3 et S5 (à l’heure actuelle seuls représentants de sa gamme ultrabook). Mais les tablettes, plus promptes à réagir à l’invasion du segment par l’iPad, ont su imposer leur accessibilité tarifaire comme un argument de choix.

Ne perdure guère qu’une inconnue : les entreprises, qui pourraient peser lourd dans la balance, tout particulièrement alors que se profilent les ultrabooks de seconde génération (Toshiba Portégé, Fujitsu Lifebook, HP Folio), sensiblement plus onéreux, mais survitaminés et pensés pour un usage en milieu professionnel.


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