Linux reste le champion incontesté des supercalculateurs

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Linux équipe 97 % des machines du Top500 des ordinateurs les plus rapides de la planète… et 100 % des clusters pétaflopiques. Un véritable raz de marée pour ce noyau open source.

Le dernier classement des ordinateurs les plus rapides de la planète a été rendu public en juin dernier, à l’occasion de l’International Supercomputing Conference de Leipzig (Allemagne). Voir à ce propos notre article « HPC: Chine et États-Unis restent les maîtres du Top500 des supercalculateurs ».

Linux est souvent cité comme étant le système le plus populaire dans le monde des supercalculateurs. Mais qu’en est-il exactement ? Il équipe à ce jour 97 % des machines du Top500, soit 486 clusters. La dominance de la famille Unix est incontestable : Linux et les autres offres de type Unix (ici AIX, qui équipe 12 clusters) cumulent ainsi 99,4 % de parts de marché.

Microsoft n’est arrivé à placer son OS que sur trois machines du Top500… dont une est mixte (Linux/Windows). La firme doit donc se contenter d’un maigre 0,6 % de clusters équipés de sa solution Windows HPC Server. Microsoft se rattrape toutefois sur les clusters d’entreprises, plus prompts à adopter Windows Server, bien connu des DSI. Des machines qui ne se classent cependant que rarement dans le Top500.

Les offres des constructeurs privilégiées

Sur ces 97 % de supercalculateurs pourvus de Linux, une grande majorité (84,5%) utilise des offres génériques ou non identifiées. Certains opérateurs de clusters fournissent toutefois plus d’informations à ce sujet, ce qui permet de déceler plusieurs tendances.

Nous trouvons tout d’abord des OS Linux conçus directement par les constructeurs pour leurs machines. C’est le cas de Cray (4,9 % du marché Linux du Top500) et de Bull (1,9%), les deux offres les mieux positionnées.

Les grands acteurs du monde Linux sont également présents. SUSE reste le mieux placé, avec 3,9 % des parts de marché des clusters Linux classés dans le Top500. Red Hat se défend également bien avec 2,5 % des parts de marché.

Il convient de signaler que l’offre de Cray s’appuie sur SUSE Linux Enterprise, alors que celle de Bull utilise Red Hat Enterprise Linux comme base. La technologie de SUSE est donc la plus présente sur les supercalculateurs (3,9+4,9=8,8 %) devant celle de Red Hat (3,9+1,9=4,4 %). Les deux sociétés restent toutefois bien identifiées sur ce marché.

Les OS communautaires rencontrent eux aussi un certain succès dans le monde des supercalculateurs. CentOS équipe ainsi 9 des machines du Top500, soit 1,9 % de celles pourvues de Linux. Très présent dans le monde des serveurs web, CentOS a donc bien réussi son entrée dans le secteur du HPC.

Pétaflops = Linux

Dans le club très fermé des ordinateurs dépassant le pétaflops de puissance de calcul, Linux règne absolument sans partage : il les équipe tous.

Le cluster le plus puissant de la planète, le Tianhe-2 chinois (33,9 pétaflops), affiche toutefois une petite particularité : il est le seul du Top500 à utiliser le système d’exploitation Kylin, une offre Linux développée en Chine, initialement pour répondre aux besoins de l’armée. Une solution qui vise à protéger la Chine des yeux indiscrets.


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