Microsoft et l'INRIA reconduisent leur labo commun pour 4 ans

Sécurité

  En présence de Valérie Pécresse, ministre, et de Steve Ballmer, les directeurs de l’INRIA et du labo de Microsoft à Cambridge (R.U.) ont  renouvelé leur programme de collaboration 

Ce 6 octobre au nouveau siège de Microsoft à Issy-les-Moulineaux, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Steve Ballmer, CEO de Microsoft Corp, ont assisté à la signature du renouvellement de l’accord de coopération entre l’INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique) et le laboratoire de Cambridge (Royaume-Uni) de Microsoft Research.

Un premier accord avait été signé le 26 avril 2005 entre les deux entités, actuellement dirigées par Michel Cosnard et Andrew Herbert, respectivement (ils ont succédé à Gilles Kahn et Roger Needham, deux pionniers de la recherche, tous deux décédés). Il s’agit donc de reconduire le Centre de recherche commun situé à Orsay (91) pour une période de 4 ans.

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photo: Cedric Fournet, responsable du projet ‘Sécurité’ du labo commun, aux côtés de Valérie Pécresse et Steve Ballmer

L’INRIA et Microsoft élargissent leur accord à de nouvelles études.

Ce labo commun intervient dans deux domaines principaux:

– la sécurité et la fiabilité du logiciel,

– les interactions entre l’informatique et les autres sciences.

Jean-Jacques Levy (INRIA), directeur de ce centre commun, nous a résumé les travaux qu’ils encadrent. Trois programmes études ont été mis en place au cours des trois années de fonctionnement écoulées: la vérification de programmes logiciels, la certification de preuves mathématiques et la sécurité informatique. Quatre autres nouveaux programmes s’y ajoutent désormais, orientés vers l’application de l’informatique aux autres sciences:

-la recherche d’outils pouvant service à plusieurs sciences (sur les calculs formels, les tables dynamiques: “Parvenir à constituer une sorte de Wikipédia des fonctions et tables mathématiques“)

; exemple: la formalisation de la classification des ‘groupes finis’;

– la réactivité: faire de la manipulation puis visualisation de données scientifiques (“Des travaux utiles aux sciences expérimentales“);

– l’optimisation des grands espaces de données: par exemple, dans le jeu d’échecs ou le jeu de go, étudier toutes les combinatoires, et tenter de modéliser, ou probabiliser

– la visualisation par ordinateur du traitement d’images numérique, notamment images vidéo. Trois exemples: la détection automatique de modifications sur des images satellites [ce qui, typiquement, se sous-traite en Inde, lorsqu’il s’agit de le faire manuellement, de visu ! NDLR].

Cela pourrait notamment servir à la détection de tsunamis; la détection d’objets dans des images (application en archéologie, par exemple, sur les ruine de Pompéi, pour évaluer, avec le temps, les effets de l’érosion); la classification automatique d’archives vidéo (à partir d’une visualisation par ordinateur), un programme développé en partenariat avec l’INA.

Peu d’informations [toujours, ce culte du secret s’agissant du financement de ces contrats de coopération ?!] sur ce labo commun INRIA-Microsoft ( ww.msr-inria.fr ). Tout au plus, sait-on qu’il mobilise 20 chercheurs à plein temps, et qu’une cinquantaine d’autres gravitent autour et participent à ses travaux – parmi eux de jeunes chercheurs en doctorat. En revanche, un rapport a été publié en février 2009 détaille ses activités. On retiendra que le labo a notamment développé 7 logiciels originaux; il a suscité 3 thèses de doctorat (9 autres en cours pour 2009 et 2010) et deux exposés à l’Académie des Sciences de Paris.

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