OpenAI : Microsoft abandonne son siège au conseil d’administration

ChatGPT Team

Microsoft renonce au poste d’observateur au sein du conseil d’administration d’OpenAI. Une décision qui ne remet en cause, ni son investissement, ni son usage des modèles de ChatGPT au sein de ses solutions.

Microsoft ne sera plus un « observateur » au sein du conseil d’administration d’OpenAI.

Selon Reuters, une lettre adressée aux administrateurs a justifié la position de l’éditeur de Windows, qui a investi plus de 10 milliards $ dans l’inventeur de ChatGPT depuis sa création.

« Au cours des huit derniers mois, nous avons constaté des progrès significatifs de la part du nouveau conseil d’administration ( CA) et nous sommes confiants dans la direction de l’entreprise. Compte tenu de tout cela, nous ne pensons plus que notre rôle limité d’observateur soit nécessaire » écrit Microsoft, dans cette lettre datée du 9 juillet.

C’est à l’occasion du retour de Sam Altman à la tête d’OpenAI, après un licenciement qui dura trois jours, que ce poste d’ « observateur » au sein du CA avait été acté. Un statut qui permettait d’assister aux réunions du CA mais sans détenir de droit de vote sur les décisions. A noter que l’identité de l’ « observateur » n’a jamais été dévoilée.

Microsoft x OpenAI : la Commission européenne a déjà tranché

L’influence de Microsoft au sein d’OpenAI (le WSJ évoque 49 % du capital) attise l’intérêt de plusieurs autorités de la concurrence, notamment avec une enquête de la Federal Trade Commission (FTC) aux Etats-Unis et de la Competition and Markets Authority ( CMA) au Royaume-Uni.

Au sein de l’Union européenne, la question de la réalité d’une fusion entre les deux sociétés s’est aussi posée.

En janvier dernier, la Commission européenne  avait lancé une enquête sur le sujet, en particulier pour étudier  « certains des accords qui ont été conclus entre les grands acteurs du marché numérique et les développeurs et fournisseurs d’IA générative » et «  l’impact de ces partenariats sur la dynamique du marché »

La réponse est tombée début juillet. Après avoir mené son enquête, la Commission européenne considère qu’il n’y a pas de prise de contrôle de Microsoft sur OpenAI.

« Nous clôturons donc ce chapitre, mais l’histoire n’est pas terminée. Nous continuerons à surveiller les relations entre tous les acteurs clés de ce secteur en évolution rapide, notamment Microsoft et OpenAI. » a indiqué Margrethe Vestager, la commissaire en charge du Digital.