Pasqal – C12 Quantum : les levées de fonds prennent de l’ampleur dans l’informatique quantique française

Projets
C12 Quantum Pasqal

Deux start-up françaises de l’informatique quantique viennent d’officialiser leur tour de table de série A : C12 Quantum et Pasqal.

Pasqal communique en euros ; C12 Quantum, en dollars. Mais pour ces deux start-up françaises, l’objectif est le même : officialiser leur levée de fonds en série A.

Du côté de Pasqal, on annonce un tour de table de 25 millions d’euros. Quantonation emmène l’opération aux côtés de Bpifrance, qui participe au travers du Fonds innovation défense – dont c’est le premier investissement. Daphni est aussi de la partie, tout comme deux fonds américains : Eni Next et Runa Capital. S’y ajoute une contribution du Fonds du Conseil européen de l’innovation.

Bpifrance est également dans la boucle pour C12 Quantum, qui lève 10 millions de dollars. Airbus Ventures et BNP Paribas se sont joints à l’opération. Tout comme le fonds européen 360 Capital (lead). Et des business angels parmi lesquels Octave Klaba (OVHcloud). Ce dernier avait déjà accompagné la phase d’amorçage, aux côtés notamment d’Alexis Lê-Quôc (cofondateur de Datadog) et de Kima Ventures.

Atomes neutres et nanotubes de carbone

Lié au laboratoire de physique de l’ENS, C12 Quantum a aussi le soutien de la Région Île-de-France. Celle-ci accompagne, dans le cadre du PSPC-Régions 2 (Projets structurants pour la compétitivité), l’initiative QUARBONE, que la start-up mène avec Artelys, Atos et le CNRS.
Objectif de ce projet industriel de trois ans : réaliser un coprocesseur à 32 qubits offrant une fidélité globale supérieure à 50 %. Et lui assortir la pile logicielle adéquate pour un usage, entre autres, dans le domaine de l’optimisation. La levée de fonds servira notamment à mettre en place une chaîne de production pilote.

La technologie de C12 Quantum associe nanotubes de carbone 12 (à spin nul) et résonateur micro-onde.
Celle de Pasqal se fonde sur des atomes neutres – également dits « froids » – manipulés par laser. La start-up a produit un premier prototype à 100 qubits, nommé Fresnel. Elle y donne accès au travers d’un supercalculateur, avec deux autres en construction. Le consortium universitaire italien CINECA s’est engagé à en faire usage.

Spin-off de l’Institut d’optique de Palaiseau, Pasqal est, comme C12, un allié d’Atos. En particulier dans le cadre d’un partenariat qui associe également le finlandais IQM.

Autre point commun avec C12 : le soutien de la Région Île-de-France. En l’occurrence, au travers du PAQ (« PAck Quantique »). Ce programme, financé à hauteur de 1,5 million d’euros sur trois ans, a sélectionné, entre autres projets, celui qui lie EDF et Pasqal. Son nom : AQUARA (« Avantage QUantique pour la Résolution de problèmes complexes pour l’Énergie »). Son axe majeur : traiter en temps réel l’allocation des bornes électriques, en fonction de leur disponibilité et de la charge du réseau.

Photo d’illustration © Michael Dziedzic


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