Processeur du SoC A7 : Apple poursuivi pour violation de brevet

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Selon le Wisconsin Alumni Research Foundation (WARF), Apple violerait plusieurs de ses brevets avec son SoC A7 qui équipe les tous derniers iPhone et iPad. Cupertino voit un nouveau troll de brevets fondre sur lui.

Pour concevoir le processeur de son tout dernier SoC, l’A7, Apple aurait pris quelques libertés en utilisant impunément un brevet déposé par la Wisconsin Alumni Research Foundation (WARF). C’est du moins ce qu’affirme la fondation qui a porté plainte contre la firme de Cupertino.

Une technologie clé dans le processeur de l’A7

La technologie qui serait donc prétendument implémentée dans la puce utiliserait notamment un système développé par l’université du Wisconsin (située à Madison aux Etats-Unis) et breveté en 1998.

Sont visés l’iPhone 5S, l’iPad Air et l’iPad Mini avec Retina qui embarquent tous les 3 le SoC A7. La technologie en question couvre une technique de prédiction du code. Suivant le système breveté, le processeur effectue une hypothèse sur l’instruction qui va suivre et commence à l’exécuter. Il s’agit donc d’un point névralgique du processeur de l’A7 puisque cette technologie permettrait de l’accélérer.

Un patent troll aux basques

La fondation agit comme le bras armé de plusieurs universités américaines dans la défense de leurs brevets. Dans le cas présent, elle demande des dommages pour un montant non spécifié et réclame une injonction concernant l’arrêt de la vente de tout produit contenant le processeur A7, faute de paiement d’une licence d’exploitation. De plus, elle exige que les dommages soient triplés du fait qu’Apple a sciemment utilisé la-dite technologie.

L’affaire doit être prise au sérieux, la fondation WARF ayant acquis une solide réputation de patent troll. Avec cette technologie en particulier, elle a déjà réussi à faire plier Intel en 2009. Ce dernier l’utilisait dans son processeur Core 2 Duo.

S’il reste à prouver qu’Apple a bien violé le brevet en question, un long processus vient d’être enclenché. Cupertino pourrait toutefois chercher un accord pour couper court au long feuilleton judiciaire qui s’annonce. En 2013 déjà, la société avait été poursuivie par l’université de Boston pour l’utilisation dans les iPhone et iPad d’une technologie d’affichage. Le mois dernier, l’université annonçait avoir trouvé des accords avec 25 sociétés parmi les dizaines qui ont été poursuivies. Apple serait l’une de ces sociétés à signer un accord amiable, probablement moyennant des frais de licence.


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