Time Warner: le spectre de l’éclatement s’éloigne

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L’actionnaire Carl Icahn n’est pas parvenu à ses fins. Un accord entre le raider et le géant des médias a été passé

Carl Icahn pensait avoir toutes les cartes en main pour réussir son coup de poker: démanteler le géant Time Warner en quatre entités indépendantes pour plus de rentabilité. L’actionnaire du géant mène depuis plusieurs mois une fronde afin de casser l’actuelle stratégie et direction du groupe. Mais l’affrontement n’a pas tourné à son avantage.

L’actionnaire n’est pas parvenu à rallier les grands actionnaires institutionnels du géant américain des médias. Malgré un épais rapport de 343 pages réalisé par la banque Lazard, démontrant tous les avantages financiers d’un démantèlement, ces actionnaires semblent continuer à faire confiance à Dick Parsons, actuel président de Time Warner. Pour autant, si Carl Icahn n’a pas réussi à convaincre une majorité d’actionnaires, il en a convaincu une partie. Lui et ses alliés représentent 6 % du capital du groupe. Time Warner a donc dû faire quelques concessions. En échange de l’abandon de ces projets d’éclatement (qui auraient dû être soumis à la prochaine assemblée générale en mai) Dick Parsons a ainsi promis d’augmenter de 12,5 à 20 milliards de dollars le programme de rachat d’actions de la firme sur le marché. Une baisse drastique des coûts est également prévue: ils devront se replier d’un milliard de dollars par an. Enfin, deux administrateurs indépendants devront faire leur entrée dans le conseil d’administration. Avec l’amélioration des résultats de Time Warner, l’entrée de Google dans le capital et le désamorçage du putsch de Carl Icahn, la victoire est quasi totale pour Dick Parsons.


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