Amplicon équipe ses PC embarqués en Intel Atom

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Intel garde de solides accroches sur le marché de l’embarqué, en implémentant ses processeurs Atom dans les PC embarqués Impact-E 100, signés du Britannique Amplicon.

En quête d’accroches sur un marché de la mobilité qui lui échappe, Intel conserve a contrario de solides attaches dans le monde des systèmes embarqués. Ses processeurs Atom trouvent notamment leur place dans le mini-PC durci Impact-E 100, signé du Britannique Amplicon.

Cet ordinateur peu encombrant (20 x 22 x 6,6 cm pour 1,6 kg) et relativement économe en énergie (11 W) se présente comme une solution industrielle polyvalente, évolutive et au coût d’exploitation optimisé, destinée notamment à remplir des tâches automatisées. Entre serveurs de vidéosurveillance, présentoirs interactifs et passerelles réseau utilisées dans les transports ou la logistique, deux modèles investissent le catalogue.

Il s’agit de l’Impact-E 101 et l’Impact-E 102, qui diffèrent essentiellement par leurs prix (respectivement 550 et 570 euros HT) et leur capacité de stockage : 32 Go pour le premier, sur un SSD MLC (mémoire flash de type “Multi-Level Cell”) et 160 Go pour le second, sur un disque dur de 2,5 pouces.

L’embarqué au niveau de l’Atom

À la baguette, un CPU Atom N2800 “Cedar Trail”. Ce composant bicœur (1,86 GHz, 1 Mo de cache de second niveau) équipe déjà certains ordinateurs portables commercialisés après décembre 2011. Son rapport performance par watt n’y est pas étranger, avec une enveloppe thermique contenue (6,5 W) et un support de la mémoire vive DDR3-1066 basse consommation (2 Go en standard, extensibles à 4 Go).

Intel mise sur le haut niveau d’intégration de son Atom N2800, qui intègre une solution graphique GMA 3600 à 640 MHz, offrant une prise en charge des contrôleurs HDMI avec transmission de flux vidéo en Full HD 1080p et accélération matérielle. Dans cette même logique de gain d’espace, l’aluminium qui compose le châssis de l’Impact-E 100 favorise la dissipation thermique et dispense d’un ventilateur.

Livrée dans son plus simple appareil, la machine est vantée pour son évolutivité. Outre sa baie supplémentaire pour disque dur 2,5 pouces ou SSD, deux emplacements miniPCIe peuvent accueillir une carte d’extension, par exemple un contrôleur Wifi.

De série, la liaison réseau s’effectue via une interface Ethernet Gigabit à laquelle s’adjoignent 6 connecteurs USB 2.0 (deux en façade) et deux ports série RS232. Pas de lecteur de cartes, en revanche. Pour l’affichage, le HDMI est préféré au DVI. Il s’assortit à du VGA pour monter des configurations en double écran.

Intel bien embarqué ?

En proie à la récession sur le marché des PC à l’heure où émergent des facteurs de forme sur lesquels ARM (l’architecture microprocesseur concurrente du x86) s’impose, Intel cherche à rebondir. Le numéro un des semiconducteurs assure disposer d’un plan d’actions, d’une ligne directrice pour immiscer ses composants au-delà des PC et du datacenter.

L’embarqué est une piste, au même titre que les tablettes. Mais aussi les smartphones. Quelques brèches se sont déjà ouvertes en ce sens, au gré d’atomes crochus entretenus avec Motorola, qui a implémenté, dans son modèle RAZR i, un Atom Z2480 monocœur à 2 GHz. Cet été, en France et au Royaume-Uni, Orange a commercialisé le dénommé San Diego (ex-Santa Clara), un “proof-of-concept” lui aussi mu par un composant Atom (Medfield, cadencé à 1,6 GHz).

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Crédit photo : Amplicon France


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