Smartphone Lenovo K800 : un tremplin pour Intel dans la mobilité

Poste de travail

Avec en ligne de mire la fin de l’hégémonie x86 au profit de l’architecture ARM, Intel cherche un nouveau point d’appui dans la mobilité. Son adjuvant en la matière, le smartphone Lenovo K800, qui embarque un processeur Atom Medfield.

Au fait du creusement de son déficit sur le créneau de la mobilité, Intel s’est pris à rêver d’un retour gagnant pour contrarier l’hégémonie de la toute-puissante architecture ARM.

Son premier partenaire dans la démarche, en l’occurrence Lenovo, lui témoigne toujours sa confiance. Les deux parties avaient accordé leurs violons lors du dernier CES de Las Vegas, avec en toile de fond le smartphone dénommé LePhone K800. À 3299 yuans (environ 422 euros TTC), il constitue le premier signe du renouveau d’Intel. Tout juste officialisé avec son Atom Medfield 2460 cadencé à 1,6 GHz (gravure en 32 nm ; GPU à 400 MHz), ce jeune premier s’en va en guerre sur le seul marché chinois, en bon poisson-pilote d’une expérimentation menée sur le long terme.

Son système d’exploitation Android, cantonné à la version Gingerbread 2.3, et sa compatibilité restreinte aux réseaux haut débit de l’Empire du Milieu, le K800 s’affiche à des années-lumière du foudre de guerre que laisse pourtant transparaître ses caractéristiques techniques : dalle tactile IPS de 4,5 pouces de diagonale (1280 x 720 points), compatibilité HSPA+, capteur 8 mégapixels (1,3 million de points en façade) et 16 Go de stockage.

Les tablettes en ligne de mire

Il s’écoulerait quelque 198 millions de tablettes numériques, une autre cible à plus long terme pour Intel. D’autant plus que les premiers benchmarks conduits avec le K800 de Lenovo ont accouché de résultats probants.

Côté ardoises, Sean Maloney, directeur d’Intel Chine, a souligné l’intérêt qu’ont porté Lenovo et ZTE à la démarche. À leur disposition, en entrée de gamme, le Z2000 dispose d’un cœur physique à 1 GHz, pour deux cœurs logiques. Il embarque un GPU PowerVR SGX549 à 320 MHz et un modem 3G/HSPA+. Remis au goût du jour à cette occasion, le Z2460 à 1,3 GHz a ouvert la voie au Z2580, même fréquence, mais bicœur et doté d’une puce 4G/LTE.

Vers la fin de l’ère Wintel ?

Le cavalier seul que mène de longue date le duo Intel-Microsoft semble près de voler en éclats. Évènement charnière, l’arrivée automnale de Windows 8 sera pour ARM l’occasion d’entériner sa déferlante jusqu’au sein des ordinateurs portables et de bureau. De plus, la société envisage sérieusement d’aller rendre visite aux serveurs, notamment à l’initiative de Dell, qui s’est signalé avec des équipements de son cru.

Pour sa gouverne, ARM enregistre le concours d’une myriade de fondeurs qui déclinent cette architecture à leur sauce. En tête de liste, Nvidia s’est mis au diapason du Tegra, Qualcomm proroge le feuilleton Snapdragon et Texas Instruments maintient ses OMAP sur le devant de la scène. Le cabinet IDC ne s’y est guère trompé, lui qui donne le couple Android-ARM comme futur numéro un sur le marché des terminaux mobiles connectés, avec à l’horizon 2016 plus de 1,16 milliard de smartphones écoulés, contre 518 millions de PC.


Voir aussi
Quiz ITespresso.fr – Connaissez-vous les smartphones qui concurrencent l’iPhone ?


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur