Libra : une menace pour la souveraineté numérique selon le Sénat

Régulations

La commission d’enquête sur la souveraineté numérique s’inquiète du lancement de Libra. Elle pointe les menaces pour les Etats de l’UE.

Après l’annonce du lancement de  la cryptomonnaie Libra, les autorités françaises s’inquiètent de la conséquence d’un tel système ur la souveraineté numérique du pays.

Pour la commission d’enquête sur la souveraineté numérique du Sénat, la capacité des entreprises privées comme Facebook de concurrencer les États dans leurs missions régaliennes inquiète.

La commission d’enquête examinera les conséquences de cette évolution qui pourrait, selon elle, bouleverser les conditions d’exercice de la souveraineté des États bien au-delà du domaine monétaire.

Cédric O prône une contre-attaque

Elle poursuivra ses auditions en entendant notamment le Gouverneur de la Banque de France et les GAFAM.

Devant la commission d’enquête sénatoriale, le secrétaire d’Etat chargé du numérique Cédric O a  expliqué  (voir la vidéo) jeudi que cette « souveraineté numérique n’est pas à chercher dans la défense mais dans l’attaque, faute de quoi nous laisserons les clés de notre avenir aux Américains et aux Chinois ».


 
Selon lui, plus que de réglementer, il faut donc donner les moyens aux entreprises et centres de recherche européens pour qu’ils soient capables, à terme, de concurrencer des géants privés comme Facebook. 

Les autorités de régulation attendent les informations sur Libra

Aux Etats-Unis, la présidente de la commission des Services financiers de la Chambre des représentants, la démocrate Maxine Waters, a  demandé un moratoire sur le lancement de Libra prévu début 2020.  Elle propose aux dirigeants de Facebook de  s’expliquer devant le Congrès.

« Avec l’annonce de la création d’une cryptomonnaie, Facebook poursuit son expansion incontrôlée et étend sa portée sur la vie de ses utilisateurs » a-t-elle déclaré dans un communiqué cité par Reuters

En Suisse, l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, appelée communément FINMA, a confirmé à Reuters être en contact avec Libra mais a refusé de préciser si le projet était en train d’obtenir des autorisations réglementaires spécifiques.

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