John Chambers choisirait la manière forte pour Cisco : 10.000 postes

Réseaux

Cisco fait le ménage : 10 000 employés devraient être remerciés avant la fin de l’été, soit 14 % des effectifs. La nécessité de prendre de telles mesures confirmerait les grandes difficultés du groupe observées depuis le début de l’année.

Cisco encaisse mal la pression imposée par la concurrence, HP en tête. L’équipementier réseau pourrait sacrifier jusqu’à 10.000 postes avant la fin de l’été. A la clé, un milliard de dollars d’économies.

Selon des sources anonymes, citées par Bloomberg, Cisco connaît un fort ralentissement de ses activités sur des créneaux qu’il a récemment investis. En premier lieu, le fabricant de routeurs et switches peine à convaincre les particuliers. En témoigne, entre autres, le Flip, ce mini-caméscope délaissé par le grand public, comme le souligne notre confrère ITespresso..

« Réduire la masse salariale est une décision difficile à prendre », aurait déclaré le directeur opérationnel de Cisco, Gary Moore. « Nous ne prenons par l’affaire à la légère. Nous ferons part avec exactitude, d’ici la fin de l’été, de l’impact de telles démarches sur nos employés » , aurait-il ajouté. Et le président-directeur général John Chambers aurait renchéri : « Nous avons défini une feuille de route bien précise et nous nous y tiendrons. […] Il fallait réagir, les investisseurs ne nous accordaient plus leur confiance. »

7000 postes pourraient disparaître dans les prochaines semaines. Et à plus long terme, 3000 autres salariés se verraient priés de partir en pré-retraite. Une opération qui devrait coûter à Cisco un minimum de 500.000 dollars, somme consacrée au versement d’indemnités. 5800 salariés auraient d’ores et déjà affirmé leur intention d’accepter le deal.

Présent sur le marché depuis plusieurs dizaines d’années, Cisco souffrirait notamment de l’émergence des constructeurs chinois. Les analystes prévoient d’ailleurs des résultats en dents de scie jusqu’à la fin de l’année. Cisco a annoncé en mai dernier une baisse de 18 % du bénéfice net (trimestriel), rappelle le quotidien Les Echos, et sa croissance annuelle en 2011 n’atteindrait que 7 %, contre 11 % en 2010.


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